Avocats: Le retour en robe à Casablanca ne marque pas une reprise collective
Plusieurs avocats se sont présentés mardi matin à la Cour d’appel de Casablanca, en robe noire, alors que la suspension des prestations professionnelles se poursuit. Aucun appel officiel à une reprise collective n’a toutefois été annoncé.

Plusieurs avocats se sont rendus mardi matin à la Cour d’appel de Casablanca, vêtus de leur robe professionnelle, dans un contexte toujours marqué par le débat sur la suspension des prestations professionnelles.
Cette mobilisation, engagée depuis plusieurs mois pour protester contre la nouvelle loi encadrant la profession, continue de diviser les avocats sur la conduite à tenir et sur les modalités d’un éventuel retour aux tribunaux.
Parmi les avocats présents figurait Mustapha Ramid, ancien ministre de la Justice et des Libertés et membre du barreau de Casablanca. D’anciens bâtonniers ainsi que plusieurs autres avocats ont également été vus à la Cour d’appel.
La présence de ces professionnels ne s’est pas accompagnée d’une annonce officielle concernant une reprise collective des services. Les décisions prises par les barreaux au sujet de la suspension restent, à ce stade, en vigueur.
Le retour de certains avocats dans les locaux de la justice ne permet donc pas de conclure à un changement général de position au sein de la profession. Il traduit plutôt une situation devenue plus complexe, entre présence dans les tribunaux et maintien du mouvement de protestation.
Des avocats ont par ailleurs effectué certaines démarches sur place, tout en portant leur tenue professionnelle. Ce signal intervient alors que les instances représentatives n’ont pas annoncé la fin de la suspension des prestations.
Sollicité au sujet de sa présence à la Cour d’appel et de sa position sur la suspension du travail, Mustapha Ramid a refusé de faire une déclaration.
Le débat porte notamment sur les effets de l’entrée en vigueur de la loi n° 66.23, qui encadre désormais l’exercice de la profession d’avocat. Son application constitue le principal point de tension entre les différentes positions exprimées au sein du barreau.
Dans une précédente déclaration, une avocate du barreau de Casablanca avait estimé que la poursuite de la suspension des prestations professionnelles ne reposait plus sur les mêmes justifications après l’entrée en vigueur du texte.
Elle avait également fait valoir que la publication de la loi au Bulletin officiel ouvrait désormais une étape consacrée à son application. Selon cette position, certaines dispositions peuvent encore être discutées ou modifiées par les voies légales et législatives.
La présence d’avocats en robe à la Cour d’appel constitue ainsi un nouvel élément dans un dossier qui reste sans issue collective annoncée. La position officielle des barreaux demeure orientée vers la poursuite de la suspension des prestations professionnelles.




