Réforme des visas Schengen : L’UE prépare de nouvelles règles
L’Union européenne prépare une réforme des visas Schengen, avec notamment de possibles frais supplémentaires, des procédures accélérées pour certains professionnels et un accès facilité aux visas à entrées multiples. La Commission européenne prévoit de présenter une proposition législative au premier trimestre 2027.

L’Union européenne prépare une réforme du système des visas Schengen. Parmi les pistes étudiées figurent de nouveaux frais, des procédures accélérées pour certains professionnels et un accès facilité aux visas à entrées multiples pour les voyageurs réguliers.
La Commission européenne a lancé, le 8 septembre, une consultation publique sur la révision du Code des visas. Ouverte jusqu’au 6 octobre, cette étape doit permettre de recueillir des propositions avant la présentation d’un projet législatif prévue au premier trimestre 2027.
Parmi les mesures envisagées figure la création d’une contribution financière commune qui s’ajouterait aux frais actuels du visa. Aucun montant n’a encore été fixé. Le visa Schengen de court séjour coûte actuellement 90 euros pour les adultes.
Bruxelles souhaite également faciliter l’accès aux visas à entrées multiples pour les voyageurs réguliers ayant un historique de voyage fiable. Les règles pourraient notamment être harmonisées entre les différents pays de l’espace Schengen.
Les professionnels pourraient aussi bénéficier de procédures simplifiées. La Commission envisage notamment des rendez-vous prioritaires, un traitement plus rapide des demandes et une réduction de certains documents pour les salariés d’entreprises préalablement vérifiées.
Le Maroc est particulièrement concerné par cette réforme. En 2025, près de 620.000 demandes de visas Schengen ont été déposées par des ressortissants marocains, plaçant le Royaume parmi les principaux pays demandeurs.
La réforme pourrait également renforcer les mécanismes liés à la coopération migratoire avec les pays tiers, notamment en matière de réadmission, de contrôle des frontières et de lutte contre l’immigration irrégulière.
Pour l’heure, aucune modification immédiate n’est prévue. Les règles actuelles restent en vigueur jusqu’à l’aboutissement du processus législatif européen.




