Les investissements en or ont baissé de 5 % en volume au premier trimestre 2026, selon le Conseil mondial de l’or. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué d’importantes ventes du métal précieux en mars.
Contrairement à son rôle habituel de valeur refuge en période de crise, l’or a connu un recul de la demande des investisseurs après les frappes israélo-américaines contre l’Iran, le 28 février.
Selon le Conseil mondial de l’or, les fonds adossés à l’or, appelés ETF, ont enregistré d’importantes sorties en mars. Ces ventes ont effacé une grande partie des entrées observées en janvier et février, notamment dans les fonds nord-américains.
Cette situation s’explique par la hausse des prix des hydrocarbures et les tensions sur les marchés mondiaux, qui ont poussé certains investisseurs à vendre de l’or pour obtenir rapidement des liquidités.
L’or a aussi été affecté par les anticipations d’une politique monétaire plus ferme de la Réserve fédérale américaine, ce qui a renforcé le dollar et pesé sur le métal jaune.
Malgré cette baisse en volume, les achats d’or en valeur ont fortement progressé, avec une hausse de 62 % sur un an pour les lingots, les pièces et les ETF. Cette progression s’explique surtout par le niveau très élevé des prix de l’or au début de l’année 2026.
Le prix moyen de l’or a atteint 4.873 dollars l’once au premier trimestre, après un record proche de 5.600 dollars l’once fin janvier.
Cette forte hausse des prix a toutefois freiné la demande de bijoux en or. Le secteur de la joaillerie a également été perturbé par la situation au Moyen-Orient, notamment à Dubaï, un important centre mondial du commerce de l’or.





