Le secteur de l’élevage confirme son rôle central dans l’économie agricole marocaine. Il contribue à hauteur de 35 % du produit intérieur brut agricole, a indiqué mardi le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, lors d’un forum international organisé en marge du SIAM 2026.
Un pilier de l’économie rurale
Le secteur animal génère environ 135 millions de journées de travail par an et constitue une source de revenu pour près de 1,2 million d’éleveurs à travers le Royaume.
Au-delà de son poids économique, il joue également un rôle social important dans les zones rurales.
Des chiffres en hausse
Selon les données présentées, le cheptel national compte environ 33 millions de têtes (ovins, caprins, bovins et camélidés). La production annuelle atteint près de 530.000 tonnes de viandes rouges et environ 2 milliards de litres de lait.
Le secteur avicole affiche également de bonnes performances, avec 784.000 tonnes de viandes blanches et 6,5 milliards d’œufs, couvrant les besoins du marché national.
Un programme pour renforcer le cheptel
Le ministre a annoncé le lancement d’un programme exceptionnel visant à reconstituer le cheptel national, avec des aides destinées aux éleveurs, notamment pour l’alimentation du bétail et la préservation des femelles reproductrices.
Vers une production plus durable
La stratégie du ministère prévoit de renforcer la production d’aliments pour bétail, d’améliorer la santé animale à travers la vaccination et la surveillance sanitaire, et d’augmenter durablement la production de viande et de lait.
Des enjeux pour l’avenir
Le gouvernement mise également sur la modernisation des circuits de commercialisation, la mise à niveau des abattoirs et le développement des chaînes logistiques.
L’objectif est de soutenir les petits producteurs, améliorer la qualité des produits et renforcer la compétitivité du secteur à long terme.





