vendredi 11 septembre 2026    Marrakech
Société

Législatives 2026 : Les agriculteurs de Doukkala placent l’eau au premier plan

À l’approche des législatives du 23 septembre, les agriculteurs de Doukkala placent la gestion de l’eau, la hausse des coûts de production et le manque de main-d’œuvre parmi leurs principales attentes, appelant à des mesures concrètes pour soutenir le secteur.

El Mehdi Lamghari ·
Législatives 2026 : Les agriculteurs de Doukkala placent l’eau au premier plan

À l’approche des élections législatives, les agriculteurs de Doukkala placent la gestion de l’eau, la hausse des coûts de production et le manque de main-d’œuvre parmi leurs principales préoccupations.

Dans cette région agricole, plusieurs années de stress hydrique ont accentué la pression sur les cultures irriguées et l’élevage. Les agriculteurs demandent ainsi des mesures concrètes pour sécuriser l’accès à l’eau et réduire les charges qui pèsent sur leurs exploitations.

L’eau, une priorité

Pour Mansour Ghouass, agriculteur et acteur associatif, la gestion des ressources hydriques reste la principale priorité du secteur.

Il appelle à poursuivre les efforts de mobilisation et de rationalisation de l’eau, tout en garantissant une certaine régularité des dotations destinées à l’irrigation. L’objectif est notamment de préserver les cultures stratégiques et les arbres fruitiers.

Il plaide également pour un meilleur soutien à l’élevage, notamment à travers la disponibilité du fourrage et des aliments pour bétail, ainsi que le renforcement de la formation et de l’accompagnement des professionnels.

Miser sur la mécanisation et le dessalement

De son côté, Khalid Mouataz Billah, agriculteur à Oulad Si Bouhya, estime que les futurs élus devront apporter des réponses au manque d’eau et de main-d’œuvre.

Il appelle notamment à faciliter l’accès aux machines et aux équipements agricoles modernes afin d’accélérer la mécanisation du secteur et d’améliorer la productivité.

Il souhaite également voir avancer les projets de dessalement de l’eau de mer destinés à l’agriculture, considérés comme une solution pour renforcer les ressources disponibles et réduire la pression sur les eaux des barrages.

La hausse des coûts inquiète

Autre difficulté soulevée par les agriculteurs : la hausse du coût des intrants.

Abdellah Hallal, agriculteur de la région, souligne notamment l’augmentation des prix des engrais et fertilisants, mais aussi des frais de transport et d’acheminement des récoltes.

Ces charges affectent particulièrement les petits et moyens exploitants et réduisent leurs marges bénéficiaires. Il appelle donc à des mesures permettant de diminuer les coûts de production et de préserver la rentabilité des exploitations.

L’agriculture au cœur des programmes

Face à ces attentes, les principaux partis politiques accordent une place importante à l’agriculture dans leurs programmes électoraux.

Les propositions portent notamment sur la modernisation du secteur, la gestion durable de l’eau, le soutien à l’investissement agricole, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration des conditions de production et de commercialisation.

Malgré des différences dans les mesures avancées, les agriculteurs attendent surtout des solutions concrètes et durables pour faire face au stress hydrique, à la hausse des coûts et aux difficultés de main-d’œuvre.

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