Législatives 2026 : Les réseaux sociaux au cœur de la campagne électorale
À l’approche des élections législatives du 23 septembre, les partis politiques marocains renforcent leur présence sur les réseaux sociaux. Facebook, Instagram et TikTok s’imposent désormais comme des espaces majeurs pour présenter les candidats, défendre les programmes et mobiliser les électeurs.

À l’approche des élections législatives du 23 septembre, les partis politiques marocains intensifient leur campagne pour présenter leurs candidats et faire connaître leurs programmes. Dans cette course électorale, les réseaux sociaux occupent désormais une place centrale.
Facebook, Instagram et TikTok sont devenus des outils incontournables pour les formations politiques qui cherchent à toucher un électorat de plus en plus connecté, notamment les jeunes.
Une communication politique plus directe
Les meetings et les rassemblements restent importants pour les partis, mais ils sont désormais complétés par une forte présence sur les plateformes numériques.
Les réseaux sociaux permettent aux candidats de communiquer directement avec les électeurs, de présenter leurs propositions et de recueillir rapidement leurs réactions. Ils offrent également la possibilité de mieux comprendre les attentes des différentes catégories de la population.
À quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale, prévu le 10 septembre, les contenus politiques sont déjà nombreux sur les fils d’actualité. Slogans, présentations de candidats et extraits de programmes côtoient ainsi les contenus habituels des utilisateurs.
Cette présence devrait s’intensifier au cours des prochains jours, notamment pour tenter de mobiliser un électorat jeune.
Chaque plateforme a ses propres codes
La communication politique sur les réseaux sociaux nécessite toutefois une stratégie adaptée à chaque plateforme.
YouTube permet notamment de diffuser des interventions plus longues et détaillées, tandis que TikTok et Instagram privilégient davantage les formats courts, visuels et dynamiques.
Pour de nombreux jeunes électeurs, ces plateformes constituent aujourd’hui un moyen rapide de découvrir les candidats et de comparer les orientations des différents partis.
Reda, un jeune cadre, estime que les réseaux sociaux facilitent les échanges entre citoyens et responsables politiques. Il y suit les programmes des partis et apprécie la possibilité de réagir directement à leurs publications.
Il accorde notamment une attention particulière aux propositions concernant l’emploi, l’économie et les secteurs sociaux qui ont un impact direct sur la vie quotidienne.
De son côté, Mohamed, étudiant en sciences économiques, considère les réseaux sociaux comme l’un des moyens les plus efficaces pour atteindre les jeunes et connaître leurs attentes. Il relève également la présence croissante de jeunes candidats dans les rangs des différents partis.
Un électorat de plus en plus connecté
Pour les observateurs, l’importance prise par les réseaux sociaux dans la campagne électorale s’explique notamment par la forte progression de l’accès à Internet au Maroc.
Selon les derniers chiffres de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le parc Internet comptait 41,08 millions de souscriptions à fin mars 2026, en hausse de 3,05%. L’Internet mobile représente à lui seul environ 38,1 millions de souscriptions.
Avec un taux de pénétration de 111,54%, les plateformes numériques constituent ainsi un espace important pour les partis qui souhaitent élargir leur audience et mobiliser les électeurs.
Les réseaux sociaux, un nouvel espace de compétition
Déjà renforcée lors des élections législatives de 2021, notamment dans le contexte de la pandémie de Covid-19, l’utilisation des outils numériques s’impose davantage à l’approche du scrutin de 2026.
La campagne électorale confirme ainsi l’évolution des pratiques politiques au Maroc : aux côtés des meetings et des rencontres de terrain, les réseaux sociaux sont désormais devenus un véritable espace de communication, de débat et de mobilisation électorale.




