Pillage du patrimoine marocain : l’Algérie se dirige vers l’échec en tentant d’inscrire le zellige à l’Unesco

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La ministre algérienne de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a récemment annoncé que l’Algérie envisage d’inscrire le zellige au patrimoine de l’Unesco. Cette déclaration intervient dans un contexte où l’Algérie revendique l’origine du zellige, une forme d’art traditionnellement associée au Maroc. Quels sont les véritables enjeux derrière cette initiative et quels arguments concrets le régime algérien avance-t-il dans cette affaire ?

La ministre algérienne de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a récemment annoncé l’intention de son pays d’inscrire le zellige à l’Unesco, aux côtés d’autres éléments culturels algériens. Cependant, cette démarche semble entachée d’erreurs de procédure et d’une méconnaissance des règles de l’organisation internationale. En effet, l’Algérie prévoit déjà l’inscription d’un autre élément patrimonial en 2024, ce qui rendrait impossible l’inscription du zellige cette année-là, selon les règles de l’Unesco. De plus, revendiquer la paternité d’un art sans en posséder le savoir-faire suscite des interrogations sur la légitimité de cette initiative.

Projet d’Inscription du Zellige à l’UNESCO Susceptible d’Être Controversé

Une annonce fracassante à Béjaïa marque le lancement du Mois du patrimoine, s’étendant du 18 avril au 18 mai, sans mention d’une date précise. La ministre, mieux informée cette fois-ci, révèle qu’un dossier pour la classification de la tenue traditionnelle de l’Est algérien a été soumis en mars 2023, en plus du dossier arabe commun sur le henné, qui sera examiné en décembre 2024. Ainsi, l’inscription du zellige par l’Algérie à l’Unesco semble repoussée indéfiniment.

La controverse autour du zellige : beaucoup de bruit pour rien

Malgré les affirmations de Soraya Mouloudji selon lesquelles dix dossiers ont été préparés cette année pour une éventuelle inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, l’enregistrement du zellige par le Maroc auprès de l’OMPI en 2015 prive l’Algérie de toute revendication sur ce patrimoine. La propriété intellectuelle détenue par le Maroc sur le zellige est un argument de poids que l’Unesco ne peut ignorer. De plus, les experts soulignent que la tradition du zellige est maintenue depuis des siècles au Maroc, contrairement à l’Algérie. Les rares vestiges de zellige à Tlemcen, ville qui a fait partie du Maroc pendant des siècles, ont été restaurés par des artisans marocains. L’Algérie ne dispose ni des matériaux, ni du savoir-faire, ni des artisans pour fabriquer du zellige. Le seul « zellige » que peut revendiquer l’Algérie est un carreau de céramique imprimé de motifs de zellige. Il est ironique de constater que lors des salons à l’étranger auxquels participe l’Algérie, le régime impose systématiquement une décoration avec des motifs rappelant l’art qu’il tente de s’approprier, sans pour autant pouvoir produire un mètre carré de vrai zellige.

Au ministère marocain de la Culture, on considère ces gesticulations comme «une sorte de propagande, un show politique de plus que mène l’Algérie», déclare une source du ministère . «Le zellige est marocain, c’est un fait historique», poursuit-on, rappelant que l’enregistrement par le Maroc du zellige à l’OMPI «ne permet à aucun autre État de revendiquer sa propriété».

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