Israël persiste malgré les pressions occidentales : Netanyahu réaffirme la détermination face à l’Iran

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Malgré les pressions occidentales sur Tel Aviv concernant la réponse israélienne à l’attaque missile de l’Iran le samedi dernier, Israël semble déterminé à maintenir sa position.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé aujourd’hui, mercredi, après sa rencontre avec les ministres des Affaires étrangères britannique et allemand, que Tel Aviv apprécie les conseils occidentaux mais prend ses propres décisions, signalant ainsi qu’elle n’écoutera pas les conseils occidentaux de s’abstenir de riposter.

Il a ajouté que Israël continuerait ce qu’il a appelé « à se défendre lui-même », faisant référence à la poursuite des opérations militaires dans la bande de Gaza assiégée depuis des mois.

Alors que les divergences occidentales avec Israël ne se limitent pas seulement à la décision de riposter à l’Iran, Netanyahu a prétendu qu’il n’y avait pas de famine dans la bande de Gaza malgré tous les avertissements des Nations Unies.

Il a déclaré: « Il n’y a pas de famine à Gaza », considérant tout ce qui est dit comme « de simples allégations », selon lui.

Cela intervient après que Israël a confirmé que la décision de riposter aux attaques iraniennes dans la nuit de samedi à dimanche dernier avait été prise, mais la nature de cette riposte suscite toujours des craintes dans la communauté internationale, en particulier aux États-Unis, allié le plus proche de Tel Aviv, car elle pourrait conduire à une escalade du conflit et allumer une guerre régionale aux conséquences incalculables.

Pour encourager Israël à réduire ses frappes, Washington a annoncé hier qu’elle imposerait plusieurs sanctions aux Iraniens et encouragerait les alliés européens à prendre des mesures similaires.

Pendant ce temps, Téhéran a réitéré sa confirmation que toute atteinte à son territoire serait confrontée à une réponse violente, rapide et décisive cette fois-ci, et ne attendra pas 12 jours comme elle l’a fait lorsque Israël a bombardé son consulat à Damas début avril, en hésitant pendant 12 jours avant de lancer plus de 300 missiles et drones vers le territoire israélien.

En revanche, l’Iran se prépare par voie terrestre, maritime et aérienne à cette attaque de représailles attendue qui pourrait cibler des sites à l’intérieur du pays, voire des mandataires et des milices, que ce soit en Irak, en Syrie ou au Liban.

Des responsables et des conseillers syriens et iraniens ont révélé mercredi, que Téhéran avait commencé à évacuer ses officiers et conseillers de plusieurs sites en Syrie, où les Gardiens de la révolution sont fortement présents.

Des responsables de sécurité syriens ont également indiqué que les Gardiens de la révolution et le Hezbollah avaient réduit la présence de leurs hauts officiers à l’intérieur de la Syrie.

Pendant ce temps, les officiers de rang moyen ont été déplacés de leurs positions d’origine dans le pays vers d’autres, selon ce que rapporte l’Agence France-Presse.

Entre-temps, les Gardiens de la révolution ont déjà mis en place des mesures d’urgence pour protéger leurs installations à travers la Syrie. Certains de ses membres ont évacué leurs bases, en particulier pendant la nuit.

Depuis le 12 avril dernier, le gouvernement de guerre israélien a tenu plusieurs réunions pour discuter de la réponse à Téhéran, qu’il a confirmé à plusieurs reprises comme inévitable.

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