Les professionnels de la santé au Maroc intensifient les manifestations alors que le ministère tarde à trouver un compromis.

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Les professionnels de la santé au Maroc se préparent à intensifier les manifestations dans les jours à venir, alors que le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale tarde à mettre en œuvre les promesses faites lors de la dernière réunion concernant la compensation et l’augmentation des salaires.

Furieuse de leur situation actuelle, la Coordination Nationale des Étudiants, Diplômés et Infirmiers des Instituts Supérieurs de Soins Infirmiers et Techniques de Santé a annoncé une série de manifestations escaladées.

La coordination a déclaré son intention d’organiser des manifestations locales à portée nationale les 22, 23 et 24 février, ainsi que des sit-ins localisés en fonction de chaque ville.

Elle a également annoncé un sit-in national prévu pour le 2 mars à Rabat, directement devant le dôme du parlement, ainsi qu’une marche aux chandelles prévue pour le 28 mars dans plusieurs villes en soirée, traversant les rues publiques.

Équité salariale :

« Malgré une augmentation promise de 1500 dirhams pour les infirmiers et les techniciens, il y a une ambiguïté concernant les détails du versement, » a expliqué Said El Karmoudi, membre du Comité National des Médias, dans une déclaration à Hespress EN.

Il y a une incertitude concernant son approbation finale par le gouvernement ou son versement, a souligné El Karmoudi, ajoutant que les professionnels de la santé attendaient leur réponse d’ici la fin janvier.

« Il reste des questions concernant la structure d’installation et le calendrier de versement (2024 ou 2025). Nous exhortons le gouvernement à initier le versement le plus tôt possible, de préférence dès le début de 2024, » a encore expliqué le membre de la coordination.

Compensation pour la formation hospitalière :

El Karmoudi a souligné que bien que l’accord reconnaisse la compensation pour la formation hospitalière des étudiants en soins infirmiers, malheureusement, elle était liée à la mise en œuvre du groupe régional de santé.

« Cette clause conditionnelle semble être dans le but de procrastiner et de ne pas la mettre en œuvre, » estime le même intervenant, ajoutant qu’ils « ne savent pas quand la mise en œuvre finale du groupe régional de santé se fera dans toutes les régions. » Il a également souligné que les étudiants en soins infirmiers de l’Institut Supérieur veulent recevoir une compensation constante pour la formation hospitalière « sur une base mensuelle » plutôt que d’être « liés à des tâches terminées. »

Politique de recrutement et privatisation du secteur :

Le même intervenant a exprimé des inquiétudes concernant l’ambiguïté entourant la clause de recrutement même si le Ministre de la Santé a mentionné, a-t-il dit, que cette politique ne concerne pas les infirmiers et les techniciens de la santé mais plutôt d’autres catégories.

Il a également dénoncé la privatisation du secteur de la santé par l’annonce d’une série d’offres de contrats d’emploi pour intégrer les infirmiers et les techniciens de la santé.

« Cela viole la Loi 43 13, car cet emploi ne peut être occupé que par des diplômés d’instituts ou d’universités reconnus, » a expliqué El Karmoudi.

Il a souligné que les professionnels de la santé rejettent catégoriquement la politique contractuelle car elle affecte les postes financiers qui seront offerts aux étudiants diplômés l’année prochaine.

« Cela nuira à la qualité des services de santé fournis aux citoyens marocains, » a-t-il ajouté, estimant que les étudiants des instituts privés manquent de formation adéquate pour ce poste.

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