Volkswagen : 100.000 emplois supprimés d’ici 2030
Le constructeur allemand Volkswagen prévoit la suppression de 100.000 emplois d’ici 2030 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration, tandis que quatre usines allemandes restent menacées.

Le groupe Volkswagen a approuvé un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 100.000 emplois dans les cinq prochaines années, soit environ 15% de ses effectifs mondiaux.
Baptisé « Plan d’avenir 2030 », le projet prévoit environ 50.000 suppressions de postes supplémentaires dans le monde d’ici 2030, qui s’ajoutent aux 50.000 emplois déjà concernés par les mesures annoncées en Allemagne depuis 2024.
Le constructeur explique cette décision par l’intensification de la concurrence internationale, l’évolution de la demande et les transformations technologiques du secteur automobile.
Quatre usines allemandes menacées
Le plan intervient alors que Volkswagen fait face à une surcapacité de production estimée à 500.000 véhicules en Europe.
Le groupe estime qu’il ne peut actuellement garantir une activité suffisamment compétitive pour quatre sites allemands : Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm.
Aucune fermeture n’a été officiellement décidée à ce stade. Volkswagen étudie toutefois des solutions alternatives pour ces sites et prévoit de définir une nouvelle organisation industrielle de ses usines européennes d’ici mi-2027.
Cette approche a permis au groupe de parvenir à un accord avec les représentants des salariés après près de deux ans de discussions tendues.
Une transformation en profondeur
Au-delà des suppressions d’emplois, Volkswagen prévoit de revoir en profondeur son modèle industriel. Le constructeur souhaite notamment réduire de moitié sa gamme de modèles d’ici 2035 et diminuer fortement la complexité de son offre.
Le groupe vise également une marge opérationnelle de 9% en 2030, contre environ 3% en 2025. Il prévoit par ailleurs d’investir 135 milliards d’euros entre 2027 et 2031 dans ses usines, la recherche et le développement.
Volkswagen compte également adapter ses stratégies en Amérique du Nord et en Chine, tout en renforçant ses exportations vers les marchés du « Sud global ».
Le constructeur veut enfin simplifier sa gouvernance, dans le cadre d’une transformation destinée à améliorer sa compétitivité et à répondre aux nouvelles conditions du marché automobile mondial.




