Le projet de loi n° 66.23 relatif à la profession d’avocat est toujours examiné par la Cour constitutionnelle. Dans l’attente de sa décision, les avocats maintiennent leur mouvement de protestation, tandis que les conséquences commencent à se faire sentir dans plusieurs juridictions.
Reports d’audiences, dossiers suspendus et allongement des délais de procédure suscitent l’inquiétude des justiciables et des professionnels du droit.
Une décision très attendue
Adopté en deuxième lecture par le Parlement, le projet de loi n° 66.23 a été transmis à la Cour constitutionnelle afin qu’elle se prononce sur sa conformité à la Constitution.
Opposés à plusieurs dispositions du texte, les avocats ont annoncé qu’ils attendraient la décision de la Cour avant de déterminer la suite de leur mouvement de protestation.
Cette situation dépasse désormais le simple désaccord entre les avocats et le ministère de tutelle. Elle affecte directement le fonctionnement de plusieurs tribunaux, où de nombreuses audiences continuent d’être reportées.
Certains dossiers restent ainsi en suspens, dans l’attente d’une clarification sur l’avenir du projet de loi. Cette situation ralentit le traitement des affaires et renforce l’incertitude juridique.
Des conséquences pour les justiciables
Les reports d’audiences viennent alourdir des calendriers judiciaires déjà chargés. Ils entraînent également des délais supplémentaires pour les citoyens qui attendent une décision dans une affaire civile, pénale, administrative ou commerciale.
Chaque report peut engendrer de nouveaux frais, notamment pour les déplacements, le suivi du dossier et les échanges avec les avocats.
Dans les affaires familiales, contractuelles ou liées à la détention provisoire, ces retards peuvent avoir des conséquences personnelles, sociales et économiques importantes.
Les professionnels du droit doivent, de leur côté, continuer à travailler dans un contexte juridique incertain, sans savoir combien de temps cette situation va durer ni jusqu’où elle affectera le fonctionnement des tribunaux.
Un équilibre difficile pour les magistrats
Les magistrats doivent, eux aussi, faire face à une situation délicate. Ils doivent garantir aux parties un procès équitable dans un délai raisonnable, tout en tenant compte de la décision attendue de la Cour constitutionnelle.
Ils doivent notamment éviter qu’une décision judiciaire repose sur une disposition qui pourrait ensuite être déclarée contraire à la Constitution.
Cette prudence contribue néanmoins à l’accumulation des dossiers dans certaines juridictions. Les tribunaux restent toutefois tenus d’assurer la continuité du service public de la justice.
Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour constitutionnelle. Sa décision déterminera l’avenir du projet de loi n° 66.23, mais également la suite du mouvement de protestation des avocats.
Elle devrait surtout permettre de clarifier la situation pour les juridictions, les professionnels du droit et les justiciables.





