À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a publié un guide consacré au pluralisme politique à la radio et à la télévision.
Ce document explique, dans un langage accessible, les règles qui encadrent la présence des partis et des acteurs politiques dans les médias audiovisuels, aussi bien pendant la campagne électorale qu’en dehors de cette période.
Le guide présente notamment la durée de la période électorale, la répartition du temps d’antenne et de parole entre les partis, ainsi que les règles applicables aux programmes de campagne et au jour du scrutin.
Il détaille également le dispositif de suivi mis en place par la HACA pour garantir le respect de l’équité, de l’impartialité et du pluralisme dans les médias publics et privés.
Une attention particulière à la désinformation et à l’IA
Le document intègre de nouvelles règles relatives à la lutte contre la désinformation et à l’encadrement des contenus électoraux générés par l’intelligence artificielle.
Ces mesures visent à limiter la diffusion de fausses informations et les usages trompeurs de l’IA durant la période électorale.
La HACA rappelle également l’importance d’assurer une représentation adaptée des femmes, des jeunes, des Marocains résidant à l’étranger et des personnes en situation de handicap dans les programmes électoraux.
Une information équilibrée pour les citoyens
Pour la HACA, le pluralisme politique ne concerne pas uniquement les partis. Il constitue aussi un droit du public à accéder à une information diversifiée, équilibrée et fiable.
L’objectif est de permettre aux citoyens de se forger une opinion libre et d’exercer leur droit de vote de manière éclairée.
Le suivi du pluralisme est assuré tout au long de l’année et concerne également la représentation des acteurs syndicaux, professionnels et associatifs dans les émissions d’information et de débat.
Disponible en arabe, en amazighe, en français et en anglais, le guide s’adresse au public, aux médias, aux partis politiques, à la société civile et aux observateurs des élections.





