Une source gouvernementale marocaine a estimé qu’un juge espagnol ne pouvait pas affaiblir le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine, puis demander au Maroc d’en assumer les conséquences.
Selon cette source, la récente hausse des arrivées de migrants par voie maritime ne résulte pas d’un manquement du Maroc, mais d’une décision rendue par la justice espagnole.
Le 8 juillet dernier, un juge espagnol aurait décidé que les migrants arrivant illégalement par la mer ne pouvaient plus être automatiquement reconduits. Cette procédure constituait, selon la source, un élément central du dispositif de dissuasion.
La décision aurait ainsi été perçue par les passeurs et les candidats à la migration clandestine comme une protection contre le retour immédiat. Elle aurait encouragé les réseaux à multiplier les tentatives de traversée par voie maritime.
La source gouvernementale affirme que les autorités espagnoles connaissaient les effets possibles de ce jugement, mais que le Maroc n’aurait pas été averti à temps pour renforcer son dispositif.
Elle considère que l’absence d’anticipation et la réaction tardive des autorités espagnoles ont favorisé l’exploitation de cette situation par les réseaux de trafic de migrants.
La même source a enfin réaffirmé que le Maroc avait continué à respecter ses engagements et à assumer ses responsabilités dans la lutte contre l’immigration clandestine.





