Signature d’une convention de partenariat pour la préservation de la biodiversité du parc national d’Ifrane

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Le Royaume du Maroc, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’ambassade de France au Maroc ont signé, récemment, une convention de subvention du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) d’un montant de 1,8 million d’euros pour la mise en œuvre par l’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) du projet-pilote « Activités de pleine nature au service de la biodiversité dans le Parc National d’Ifrane ».

Ce projet, qui prévoit des actions innovantes à l’échelle du parc pour promouvoir une offre écotouristique respectueuse de la biodiversité du parc, vient compléter le programme « Ghabati, Hayati », financé depuis un an par l’AFD à l’échelle nationale (103 millions d’euros) pour soutenir la stratégie Forêts du Maroc, indique un communiqué des parties signataires.

Ce projet innove en effet en visant à structurer la filière des sports doux de nature (VTT, randonnées, escalades, balades équestres…), permettant ainsi de valoriser le patrimoine naturel et de contribuer à sa restauration. En accompagnant les acteurs du tourisme dans une démarche durable et en renforçant l’attractivité du parc national à destination d’une nouvelle clientèle, des emplois locaux seront générés ainsi que de nouvelles opportunités de financements pour le parc et ses activités de conservation.

Le projet intitulé « Les activités de pleine nature au service de la biodiversité du Parc National d’Ifrane » fait partie d’un large programme d’aménagement et de développement de ce parc pilote, a indiqué le directeur général de l’ANEF), Abderrahim Houmy, cité par le communiqué.

Il contribuera, a-t- il dit, à la mise en œuvre de la vision d’aménagement des parcs nationaux telle que prévue par la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » lancée par SM le Roi Mohammed VI le 13 février 2020, en s’appuyant sur des activités pilotes d’aménagements de la zone cœur du parc d’Ifrane, de réintroduction d’espèces menacées, le développement de produits écotouristiques de qualité basés sur l’implication des opérateurs privés internationaux et nationaux et la promotion d’initiatives locales génératrices d’emplois en faveur des jeunes, ajoutant que « la réussite de ces expériences pilotes permettra ensuite une mise à l’échelle au niveau du réseau des 10 parcs nationaux du pays ».

De son côté, la directrice de l’AFD au Maroc, Quiterie Pincent, a fait savoir qu’ »à l’heure de la COP 15 sur la diversité biologique qui se tient actuellement à Montréal, ce projet incarne les efforts conjoints de la France et du Maroc pour concilier la préservation accrue des aires protégées et la revitalisation des territoires ruraux. La structuration d’une offre écotouristique autour de l’expérience sportive en pleine nature est une opportunité nouvelle pour les communautés locales comme pour la biodiversité ».

Le chargé de projet biodiversité à l’AFD au Maroc, Augustin Jeanjean a, quant à lui, souligné que « l’implication de l’ensemble des parties-prenantes du territoire dans le projet sera déterminante pour sa réussite », précisant que « le projet repose sur une démarche participative, avec la formulation d’une charte de l’écotourisme par l’ensemble des acteurs au niveau local. Les porteurs d’initiatives écotouristiques, notamment les jeunes et les femmes des communautés locales, pourront par ailleurs bénéficier d’un appui technique et financier dans le cadre d’appels à projets ».

Le projet donnera lieu à une coopération institutionnelle renforcée entre la France et le Maroc avec l’échange de bonnes pratiques et de savoir-faire entre les Parcs nationaux français des Cévennes, des Calanques et celui d’Ifrane. Cette expérience viendra nourrir la réflexion commune, de part et d’autre de la Méditerranée, sur la préservation des aires protégées et les voies de développement d’un tourisme répondant à la fois aux attentes de la population locale et à la sensibilité écologique de ces territoires.

Créé par décret le 8 octobre 2004, le Parc National d’Ifrane est un symbole de la richesse naturelle et culturelle du Maroc. Dans cet espace de 125.000 hectares cohabitent 155.000 habitants, la plus grande concentration de Cèdres de l’Atlas au monde ainsi qu’une faune endémique exceptionnelle. Ce parc représente à la fois un lieu de vie et de cultures rurales animé par les traditions sylvopastorales, une zone de loisirs et de tourisme prisée du public marocain et international, et le contact avec une nature préservée. Ce patrimoine naturel subit cependant de nombreuses pressions dont le stress hydrique, la surexploitation des ressources forestières, le surpâturage et le tourisme de masse.

MAP

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