L’Assemblée générale des Nations Unies procède cette semaine à l’élection de cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité pour la période 2027-2028.
L’Autriche, le Portugal, le Zimbabwe, Trinité-et-Tobago et le Kirghizistan remplaceront les pays dont le mandat prendra fin en décembre 2026. Cette nouvelle composition est suivie de près, notamment en raison du rôle central du Conseil de sécurité dans le suivi du dossier du Sahara marocain.
Selon Cheikh Bouseid, chercheur spécialisé dans le dossier du Sahara, l’arrivée de ces nouveaux membres ne devrait pas modifier l’approche générale du Conseil. Il estime que les grandes orientations restent principalement déterminées par les membres permanents, ainsi que par le soutien croissant au plan marocain d’autonomie.
De son côté, Mina Leghzal, militante associative dans les provinces du Sud, considère que cette nouvelle configuration reflète une évolution favorable aux solutions réalistes et pragmatiques. Elle souligne notamment les positions de l’Autriche et du Portugal, jugées proches de l’approche soutenant le plan d’autonomie proposé par le Maroc.
Elle relève toutefois que le Zimbabwe pourrait défendre une position plus favorable au Polisario, tout en estimant que son influence restera limitée face aux équilibres actuels au sein du Conseil.
Pour les deux experts, le dossier du Sahara continuera d’occuper une place importante dans l’agenda du Conseil de sécurité. Ils estiment que le plan d’autonomie demeure au centre du processus politique mené sous l’égide des Nations Unies.
Cette nouvelle configuration intervient dans un contexte marqué par une dynamique diplomatique favorable au Maroc, notamment à travers le soutien exprimé par plusieurs pays et l’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla.
Les observateurs considèrent ainsi que l’arrivée de ces nouveaux membres ne devrait pas bouleverser l’approche du Conseil de sécurité, mais plutôt confirmer la tendance en faveur d’une solution politique réaliste, durable et conforme au processus onusien.





