Des émissaires américains sont attendus ce samedi à Islamabad, alors qu’une délégation iranienne a déjà entamé des discussions avec les autorités pakistanaises. Ces échanges interviennent dans un contexte de tensions persistantes, sans garantie de négociations directes entre les États-Unis et l’Iran.
Selon plusieurs sources, les discussions pourraient se faire indirectement, via la médiation du Pakistan. Téhéran a toutefois précisé qu’aucune rencontre directe avec Washington n’était prévue à ce stade.
Le conflit, déclenché fin février après des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a fait des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban, tout en provoquant des perturbations économiques à l’échelle mondiale.
Des négociations incertaines
Les États-Unis ont annoncé l’envoi de leurs émissaires pour tenter de relancer le dialogue, après une première série de discussions interrompues il y a deux semaines. Malgré cela, les positions restent éloignées et aucune avancée majeure n’est confirmée.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré des responsables pakistanais à Islamabad, dans le cadre d’une tournée régionale qui doit se poursuivre à Oman et en Russie.
Situation fragile au Liban
Sur le front libanais, le cessez-le-feu reste fragile malgré une prolongation récente. Des frappes israéliennes ont fait plusieurs morts dans le sud du pays, tandis que les tensions avec le Hezbollah persistent.
Le Premier ministre israélien a accusé le mouvement chiite de compromettre les efforts de paix, alors que ce dernier rejette toute négociation directe avec Israël.
Impacts économiques et sécuritaires
Le détroit d’Ormuz, point stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, reste paralysé, affectant l’approvisionnement en pétrole et en gaz. Les marchés restent prudents face à l’évolution de la situation.
Dans ce contexte, la reprise des négociations apparaît incertaine, tandis que les tensions régionales continuent de peser sur la stabilité du Moyen-Orient.





