PAYS-BAS : UN DONNEUR DE SPERME, PÈRE DE PLUS DE 500 ENFANTS, POURSUIVI EN JUSTICE PAR UNE ASSOCIATION

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Un homme est poursuivi par la justice aux Pays-Bas, après une découverte surprenante de l’association Donorkind. Il aurait engendré plus de 500 enfants à travers le pays, via des dons de sperme.

L’homme a largement dépassé les directives qui limitent les dons de sperme pour minimiser les risques d’inceste et protéger la santé mentale des enfants.

Un homme néerlandais âgé de 41 ans, nommé Jonathan M., a été poursuivi en justice pour avoir donné son sperme bien au-delà de la limite autorisée. L’homme aurait engendré près de 550 enfants dans le monde en près de quatorze ans. Il a ainsi largement dépassé les directives néerlandaises qui limitent les dons de sperme à 25 descendants ou 12 familles pour minimiser les risques d’inceste et protéger la santé mentale des enfants. 

« A préféré son envie de procréer à la santé mentale et physique des enfants », lit-on dans l’acte d’accusation déposé contre lui aux Pays-Bas il y a environ deux semaines.

La mère de l’un des enfants de Jonathan M., ainsi que la Fondation Donorkind, une organisation qui défend les droits des enfants issus de dons, a poursuivi le donneur de sperme en série au motif qu’il a ouvertement ignoré les règles, et avec l’objectif de l’empêcher d’avoir d’autres enfants.

« Si j’avais su qu’il avait déjà engendré plus d’une centaine d’enfants, je n’aurais jamais choisi ce donneur », a déclaré dans un communiqué la mère qui a engagé la procédure contre lui. « Quand je pense aux conséquences que cela peut avoir pour mon enfant, j’ai une boule au ventre et je m’inquiète de son avenir : combien d’enfants vont encore s’ajouter ? Aller au tribunal est le seul moyen de protéger mon enfant », a-t-elle poursuivi.

Jonathan M. avait déjà été dénoncé aux Pays-Bas en 2017, quand il a été réalisé qu’il avait engendré plus d’une centaine d’enfants. La Société néerlandaise d’obstétrique et de gynécologie (NVOG) avait alors exhorté toutes les banques de sperme et les cliniques à cesser immédiatement d’utiliser son sperme.

Malgré cela, Jonathan M., qui vit aujourd’hui au Kenya, a continué de proposer son sperme à des femmes qui voulaient tomber enceinte sur les réseaux sociaux, et leur a menti sur le nombre de fois qu’il avait déjà engendré des enfants.

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