Oued Eddahab: El Ktiri salue une épopée nationale fondatrice
À Dakhla, Mustapha El Ktiri a affirmé que la récupération d’Oued Eddahab s’inscrit parmi les grandes épopées nationales du Maroc. Lors d’un meeting commémoratif, un hommage a aussi été rendu à cinq anciens résistants et 63 aides ont été attribuées à d’anciens combattants et ayants droit.

La récupération d’Oued Eddahab s’inscrit dans la lignée des grandes épopées nationales gravées dans la mémoire collective par leurs valeurs de patriotisme et de sacrifice. C’est ce qu’a affirmé, jeudi à Dakhla, le Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération, Mustapha El Ktiri, lors d’un meeting organisé à cette occasion.
D’emblée, le responsable a présenté cette étape de l’histoire nationale comme un moment commémoré « dans la joie et la fierté ». Selon lui, elle illustre l’attachement du Trône Alaouite et du peuple marocain aux valeurs de liberté, d’indépendance et au parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.
Mustapha El Ktiri a également mis en avant l’attachement des populations de la province d’Oued Eddahab au Trône Alaouite et à la Patrie. Il a insisté, dans le même mouvement, sur leur mobilisation constante face aux manœuvres étrangères visant l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Royaume.
Revenant sur les grandes étapes de la lutte nationale, il a estimé que la fin du protectorat avait marqué le début de l’édification du Maroc moderne. Parmi les premières priorités de cette phase, a-t-il rappelé, figurait la libération complète du territoire national.
Dans cette lecture historique, le lancement des opérations de l’Armée de libération dans le Sud du Royaume en 1956 traduisait la volonté des Marocains de parachever l’intégrité territoriale du pays. Le Haut-commissaire a cité, à ce titre, plusieurs batailles menées dans le Sahara marocain, notamment la première et la seconde bataille d’Oum El Achar, ainsi que celles de Merguala, Souihat, Rghioua, Oued Safa et Dcheira.
Il a aussi rappelé que Feu SM Mohammed V n’avait cessé de revendiquer le droit du Royaume à libérer son Sahara. Dans ce cadre, il a mis en avant le discours prononcé le 25 février 1958 à M’hamid El-Ghizlane, qu’il a présenté comme un moment décisif dans la détermination du Maroc à poursuivre le recouvrement de ses terres spoliées au Sahara.
Selon Mustapha El Ktiri, ces efforts ont ensuite été consacrés par le retour de Tarfaya dans le giron national le 15 avril 1958, puis de Sidi Ifni le 30 juin 1969. Il a également cité l’organisation de la Marche verte, le 6 novembre 1975, suivie du départ du dernier soldat étranger des provinces du Sud le 28 février 1976.
La récupération d’Oued Eddahab, le 14 août 1979, témoigne à son tour de l’ancrage des tribus sahraouies dans le socle fondateur de l’identité et de l’unité nationales, a-t-il poursuivi. Il a, dans le même sens, rappelé que les oulémas, notables et chefs de tribus de la province s’étaient rendus au Palais Royal de Rabat pour renouveler le serment d’allégeance et réaffirmer leur attachement au Trône Alaouite.
Au cours de cette rencontre, un hommage a été rendu à cinq anciens résistants et membres de l’Armée de libération de la région. Cette reconnaissance a été présentée comme un salut à leurs sacrifices consentis pour la liberté et l’unité de la Patrie.
Par ailleurs, le Haut-commissariat a octroyé 63 aides au profit d’anciens combattants et d’ayants droit. Le montant global de cette opération s’élève à 509 168 dirhams, selon les précisions communiquées à l’occasion de ce meeting.
Ont notamment pris part à cet événement le wali de la région de Dakhla-Oued Eddahab, également gouverneur de la province d’Oued Eddahab, le gouverneur de la province d’Aousserd, ainsi que des élus, des personnalités civiles et militaires et des membres de la famille de la résistance.




