Les élections syriennes à l’est de l’Euphrate sont un prélude à la sécession kurde

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L’administration autonome à majorité kurde du nord-est de la Syrie prévoit d’organiser des élections locales le mois prochain dans les zones sous son contrôle, suscitant un large débat sur sa légitimité et son impact potentiel sur l’intégrité territoriale de la Syrie. Depuis 2017, l’administration autonome contrôle de vastes zones du nord-est de la Syrie, considérées comme riches en ressources énergétiques et en zones agricoles, et comprenant la plupart des gouvernorats de Raqqa et Hasakah, des parties de la campagne d’Alep et du gouvernorat de Deir ez-Zor.

Grâce à ces élections, l’administration autonome vise à renforcer son contrôle sur la région sur la base du « Contrat social pour l’administration autonome démocratique du nord et de l’est de la Syrie », annoncé le 13 décembre 2023. Ce contrat inclut l’utilisation de termes tels que comme « fils, filles et peuples du nord-est de la Syrie ». Au lieu de « la République arabe syrienne », et sans mentionner des termes tels que « Kurdistan », « Kurdistan occidental » ou « fédéralisme », il a plutôt fait référence aux zones relevant de la Syrie. contrôle de l’administration autonome comme « la région du nord et de l’est de la Syrie ».

Le nouveau contrat définit la géographie de l’auto-administration dans sept provinces : Al-Jazeera, Deir ez-Zor, Raqqa, Al-Furat, Al-Tabqa, Manbij, Afrin et Al-Shahba, en mettant l’accent sur les questions liées aux femmes et aux jeunes. et a mis l’accent sur la libération de ce qu’il a décrit comme des « territoires occupés », faisant référence à Afrin et à son retournement de situation.

De nombreux observateurs considèrent ces élections comme une tentative du Parti de l’Union démocratique kurde (PYD) et des Unités de protection du peuple (YPG) de donner une « légitimité » à leur contrôle dans l’est de l’Euphrate, où ils sont considérés comme la branche militaire du PKK. Cette décision est considérée comme contraire à la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appelle à une solution politique globale en Syrie.

Les critiques soulignent que le PKK vise d’abord à créer une « situation autonome en Syrie », puis envisage d’établir un « État indépendant ». Ils ont qualifié ces élections d’illégitimes et de tentative de renforcer la reconnaissance internationale du statut de l’administration autonome, considérée comme une menace pour l’intégrité territoriale de la Syrie.

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