La fermeture de la raffinerie La Samir continue de peser sur l’économie marocaine. Selon un Livre blanc publié par le cabinet Vivae Capital, l’arrêt de l’unique raffinerie du Royaume aurait coûté près de 197 milliards de dirhams au Maroc depuis 2015.
Ce montant comprend plusieurs éléments : une facture énergétique estimée à 114 milliards de dirhams, des dépenses de compensation évaluées à 29 milliards de dirhams, ainsi qu’une perte de valeur ajoutée industrielle estimée à 54 milliards de dirhams.
Depuis l’arrêt de la Samir, le Maroc importe une grande partie de ses produits pétroliers déjà raffinés. Cette situation prive le pays des marges générées par l’activité de raffinage, désormais captées à l’étranger.
L’étude souligne également d’autres conséquences, notamment la perte d’emplois directs et indirects, l’arrêt d’importantes capacités de stockage et la dégradation progressive des équipements industriels du site de Mohammedia.
La Samir a cessé ses activités le 5 août 2015, avant d’être placée en liquidation judiciaire le 21 mars 2016. À cette date, son endettement dépassait 40 milliards de dirhams.
Selon le même document, les actifs industriels de la raffinerie restent importants. Une expertise judiciaire réalisée en 2017 les avait évalués à environ 21,5 milliards de dirhams. Le site dispose notamment de capacités de raffinage et de stockage considérées comme stratégiques pour le pays.
Les auteurs de l’étude estiment que ces installations pourraient encore être exploitées, à condition d’être réhabilitées et soumises à une évaluation technique indépendante après plus de onze années d’arrêt.





