La hausse des prix du pétrole représente un risque important pour l’économie marocaine, dans un contexte marqué par le retour des tensions au Moyen-Orient.
Selon un rapport de S&P Global Ratings, les pays importateurs d’énergie sont les plus exposés à un choc durable sur les marchés pétroliers. En cas de conflit prolongé, le prix du baril pourrait fortement augmenter en 2026, avec des conséquences sur l’inflation, la croissance et les finances publiques.
Le Maroc est particulièrement concerné par cette situation, car il dépend des importations pour son approvisionnement en carburants. Depuis l’arrêt de la raffinerie Samir en 2015, le Royaume reste directement exposé aux variations des prix internationaux.
Une hausse prolongée du pétrole pourrait alourdir la facture énergétique du pays et peser sur la balance commerciale. Elle pourrait également entraîner une augmentation des coûts du transport et de la production, avec un impact possible sur les prix des produits alimentaires et le pouvoir d’achat des ménages.
Bank Al-Maghrib maintient pour l’instant une prévision d’inflation modérée, tout en considérant les prix de l’énergie comme un facteur de risque. L’évolution dépendra principalement de la durée des tensions internationales et de leur effet sur les marchés.
Pour le Maroc, l’enjeu est donc de limiter les effets d’un choc pétrolier prolongé. Si une hausse temporaire peut être absorbée, une augmentation durable du prix du pétrole pourrait mettre sous pression plusieurs équilibres économiques à la fois.





