Le dossier de La Samir refait surface dans un contexte marqué par la hausse des prix des carburants. Les syndicats de la raffinerie de Mohammedia appellent à la reprise de l’activité, estimant que la fin proche de l’arbitrage international pourrait lever un blocage majeur.
Pour les représentants des salariés, relancer le raffinage constitue un choix stratégique. Ils estiment que cela permettrait de renforcer la sécurité énergétique du Maroc et de mieux encadrer le marché national, notamment en matière de stocks et de prix.
Le litige opposant l’État marocain à l’ancien actionnaire, examiné par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, serait dans sa phase finale. Une décision est attendue dans les prochains mois, ouvrant la voie à une possible relance du dossier.
Une dépendance accrue depuis 2015
Depuis l’arrêt de la raffinerie en 2015, le Maroc ne dispose plus de capacité de raffinage locale. Le pays dépend désormais entièrement des importations de produits pétroliers, ce qui l’expose davantage aux fluctuations des marchés internationaux.
Dans un contexte de tensions géopolitiques et de forte volatilité des prix de l’énergie, plusieurs observateurs estiment que ce modèle atteint ses limites.
Des revendications sociales toujours en attente
Sur le plan social, les syndicats réclament le règlement des arriérés de salaires et la garantie des droits des employés et des retraités. Malgré certaines avancées, notamment sur les retraites, plusieurs dossiers restent en suspens, dont la couverture médicale et les conditions de travail.
Ils appellent également à la reprise du dialogue avec le syndic chargé de la liquidation, tout en insistant sur la nécessité de préserver les actifs industriels.
Un enjeu stratégique national
Plus de dix ans après l’arrêt de la production, La Samir reste un dossier sensible. Au-delà de l’entreprise, il soulève des questions majeures liées à la souveraineté énergétique, à la régulation du marché et à la politique industrielle du pays.
Si la fin de l’arbitrage international pourrait lever certaines incertitudes, l’avenir du raffinage au Maroc demeure encore incertain.





