Le Conseil de la concurrence a ouvert une procédure d’engagements dans le secteur de la parfumerie de luxe au Maroc, après une saisine portant sur de possibles pratiques anticoncurrentielles.
Le dossier concerne la distribution sélective des grandes marques internationales de parfums. Ce système impose aux distributeurs des critères précis pour accéder à certains produits, notamment en matière de positionnement commercial, de qualité de service et de respect des exigences des fournisseurs.
Selon l’évaluation préliminaire du Conseil, certaines pratiques pourraient limiter la concurrence entre les distributeurs. Elles concernent notamment des différences de traitement, des restrictions d’accès à certains produits, des ventes liées ou encore des échanges d’informations commerciales sensibles.
Les entreprises concernées ont proposé des engagements pour répondre à ces préoccupations. Ces mesures visent notamment à renforcer la transparence des contrats, séparer plus clairement les activités de gros et de détail, garantir un accès non discriminatoire aux produits et préserver la liberté des détaillants de fixer leurs prix.
Une consultation publique est désormais ouverte pour une durée de 30 jours. À son issue, le Conseil décidera de rendre ces engagements obligatoires ou de poursuivre la procédure.




