Face aux tensions dans le détroit d’Ormuz et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’Inde a entamé une réorganisation de ses sources d’importation d’engrais. Le pays se tourne désormais vers de nouveaux partenaires, dont le Maroc, aux côtés de la Russie et du Canada, afin de réduire sa dépendance aux pays du Golfe.
Cette décision intervient à l’approche de la saison agricole d’automne, période de forte demande. New Delhi renforce également ses stocks stratégiques pour anticiper d’éventuelles ruptures d’approvisionnement, dans un contexte marqué par la hausse des prix et des coûts du transport maritime. Les réserves atteignent désormais près de 18 millions de tonnes, contre 14,7 millions l’an dernier, pour une demande estimée à 39 millions de tonnes.
Dans ce contexte, le Maroc s’impose comme un fournisseur stratégique. Le Office Chérifien des Phosphates dispose de réserves de soufre couvrant ses besoins à court terme et a adapté sa production en privilégiant le TSP, un engrais moins dépendant du soufre et de l’ammoniac.
Le détroit d’Ormuz reste un point clé du commerce mondial des engrais, avec environ 1,3 million de tonnes transitant chaque mois. Toute perturbation dans cette zone influence directement les flux d’approvisionnement et pousse les pays importateurs à diversifier leurs sources.
Dans ce contexte incertain, le phosphate marocain renforce sa position sur le marché international, notamment en Inde, en tant que solution d’approvisionnement fiable et stratégique.




