Les réservations de voyages à l’étranger connaissent un net recul chez les Français, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la hausse des coûts liés notamment aux carburants.
Selon un sondage réalisé pour le cabinet Protourisme, 8,5 millions de Français prévoient de partir à l’étranger cette année, contre 9,3 millions en janvier, soit une baisse de 800.000 intentions de départ. À cela s’ajoutent 1,5 million de personnes qui préfèrent attendre avant de prendre une décision.
Les destinations proches ou associées à la zone de conflit sont les plus touchées. L’Égypte enregistre une baisse de 34 % des réservations, la Jordanie chute de 50 %, tandis que les Émirats arabes unis accusent une baisse de 85 % sur la dernière semaine. La Turquie, de son côté, voit ses réservations reculer de 36 %.
Même des pays non directement concernés, comme le Maghreb ou la Grèce, subissent les effets de cette situation, les voyageurs restant sensibles au contexte international et à sa médiatisation.
Malgré ce recul, les Français ne renoncent pas pour autant à partir en vacances, mais adaptent leurs choix. Certains privilégient désormais des destinations jugées plus éloignées des zones de tension, comme la République dominicaine ou le Cap-Vert, tandis que d’autres optent pour des séjours en Europe, notamment en Italie, en Sicile ou aux Baléares, où les réservations sont en forte hausse.
D’autres encore pourraient se tourner vers des solutions alternatives, comme les résidences secondaires, traduisant un changement des habitudes de voyage.
L’évolution de la situation dépendra toutefois de la durée et de l’intensité des tensions géopolitiques, ainsi que de leur impact médiatique.





