Un boulanger de Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère, a été contrôlé ce vendredi 1er mai par des inspecteurs du travail pour avoir ouvert son établissement et fait travailler ses salariés.
Selon RMC (Radio Monte-Carlo) il s’agit d’un premier contrôle dans le contexte du débat autour de l’ouverture des boulangeries et des fleuristes le jour de la Fête du Travail. En France, le 1er mai est en principe un jour férié et chômé, sauf pour certaines activités qui ne peuvent pas être interrompues.
Le patron de la boulangerie Le Pétrin Dauphinois, Eric Amieux, affirme avoir reçu la visite de deux inspecteurs du travail vers 8h30. D’après lui, l’inspectrice lui a indiqué qu’il n’avait pas le droit d’ouvrir avec des salariés. Le boulanger a répondu qu’il pensait bénéficier du soutien du gouvernement, mais les inspecteurs lui ont rappelé que cette possibilité n’était pas encore prévue par la loi.
Le commerçant assure avoir demandé à ses salariés de signer des attestations de volontariat et les avoir rémunérés double. Ces mesures figurent dans un projet de loi présenté récemment par le gouvernement, mais qui n’est pas encore entré en vigueur.
Les inspecteurs du travail ont indiqué qu’un procès-verbal serait rédigé. Le boulanger risque théoriquement une amende de plus de 5.000 euros pour ses sept salariés mobilisés ce jour-là.
Cette affaire illustre le flou juridique autour du travail salarié le 1er mai dans certaines professions. Le gouvernement souhaite permettre, à partir de 2027, aux boulangers et aux fleuristes de faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous certaines conditions.
En attendant l’adoption de cette réforme, la situation reste incertaine. Le gouvernement avait appelé à faire preuve de souplesse, mais sans donner de consignes précises aux inspecteurs du travail.





