Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a appelé à revoir le cadre juridique de la régionalisation avancée afin de lever les ambiguïtés qui freinent l’exercice des compétences propres aux régions.
Lors d’une réunion à la Chambre des conseillers consacrée à l’examen du projet de loi organique relatif aux régions, Laftit a estimé que certaines dispositions actuelles manquent de clarté. Selon lui, près de dix ans après leur mise en œuvre, plusieurs textes continuent de créer des chevauchements entre les régions, les communes, les provinces, les préfectures et certains établissements publics.
Le ministre a cité l’exemple du transport intérieur. La loi ne précise pas clairement si cette compétence concerne le transport entre les régions, entre les villes, entre les provinces ou le transport urbain. Cette situation complique l’application des textes sur le terrain.
La même difficulté se pose pour la formation professionnelle. Bien que ce secteur soit considéré comme une compétence propre des régions, le texte ne précise pas si les conseils régionaux doivent créer leurs propres établissements ou remplacer les structures déjà existantes, notamment l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail.
Face à ces ambiguïtés, Laftit a défendu une révision du cadre législatif. L’objectif est de rendre les textes plus précis, plus cohérents et plus faciles à appliquer par les collectivités territoriales.
Le ministre a également évoqué le rôle des régions dans l’attractivité des investissements. Cette mission devra s’appuyer sur trois axes principaux : le soutien, l’accompagnement et l’orientation des investisseurs.
Concernant les programmes de développement régional, Laftit a indiqué que tous les conseils régionaux ont adopté leurs feuilles de route durant le mandat actuel. Il a expliqué que le délai supplémentaire de six mois accordé aux régions avait pour but de permettre aux nouveaux présidents de mieux préparer leurs programmes.
Enfin, le ministre a reconnu l’existence de fortes disparités entre les régions, mais aussi à l’intérieur d’une même région. Il a rappelé que le programme de développement intégré, doté de 210 milliards de dirhams, vise à réduire ces écarts territoriaux et sociaux.





