Le nord du Maroc a enregistré, ces derniers jours, plusieurs secousses sismiques qui ont suscité l’inquiétude de certains habitants.
Selon l’Institut national de géophysique, cette activité concerne principalement la zone située au large de la côte méditerranéenne, près du détroit de Gibraltar et de la mer d’Alboran. Cette région est connue pour son activité sismique, car elle se trouve au contact des plaques africaine et eurasienne.
Nacer Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique, a indiqué que les secousses enregistrées restent faibles, avec des magnitudes généralement comprises entre 1,5 et 3,2 sur l’échelle de Richter.
Il a précisé qu’elles ne présentent pas de danger pour le moment, tout en estimant que cette activité pourrait se poursuivre dans les prochains jours.
Au cours des trois derniers jours, près de 16 secousses ont été enregistrées dans la région, soit environ 4 à 5 secousses par jour. Deux secousses consécutives ont notamment été relevées au large de la province de M’diq-Fnideq, avec des magnitudes de 2,7 et 2,5.
L’Institut national de géophysique assure que la situation est suivie en continu grâce au réseau national de surveillance et d’alerte sismique.
Selon Nacer Jabour, ces secousses peuvent être considérées comme des « essaims sismiques », c’est-à-dire une série de petits tremblements de terre enregistrés dans une même zone.
Cette activité pourrait être liée aux effets du séisme d’Al Haouz de septembre 2023, qui aurait modifié certains équilibres géologiques et réveillé des failles jusque-là peu actives.
Les secousses observées se produisent à des profondeurs variables, entre 5 et 60 kilomètres. Cette variation reflète la complexité géologique du nord du Maroc, situé dans une zone de contact entre les plaques africaine et eurasienne.





