Casablanca: La police dément une vidéo virale sur un cimetière
La préfecture de police de Casablanca a réfuté, samedi 15 août, les allégations accompagnant une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Les vérifications menées ont établi que la femme filmée est âgée de 21 ans et qu’elle n’a subi aucune violence sexuelle.

La préfecture de police de Casablanca a démenti, samedi 15 août, les allégations relayées avec une vidéo virale diffusée sur les réseaux sociaux. Le contenu présentait une femme comme une fillette de 12 ans victime de violences sexuelles dans un cimetière, une version formellement contestée par les investigations policières.
Selon la même source, les recherches engagées à partir des images ont permis d’identifier la personne filmée. Il s’agit d’une femme majeure âgée de 21 ans, et non d’une mineure comme l’affirmaient les commentaires accompagnant la séquence.
La vidéo avait été diffusée vendredi 14 août sur plusieurs pages actives sur les réseaux sociaux. On y voyait un homme et une femme à l’intérieur d’un cimetière, tandis qu’un commentaire écrit, appuyé par un enregistrement sonore, avançait qu’un « migrant originaire d’Afrique subsaharienne » aurait attiré une « fillette de 12 ans » dans les lieux à des fins sexuelles.
La préfecture de police affirme que les vérifications menées ont contredit cette présentation. Les éléments réunis par les enquêteurs ont établi que la jeune femme « n’avait subi aucune atteinte sexuelle », en dépit de ce qui était propagé avec la vidéo.
Les services de police ont également retrouvé l’intéressée en possession d’une colle utilisée à des fins d’intoxication, précise la même source. Cet élément a constitué un point central des constatations effectuées dans le cadre de l’enquête ouverte après la large circulation de la séquence.
Les investigations ont ensuite conclu que la jeune femme se trouvait dans le cimetière au moment de l’enregistrement pour y consommer des substances intoxicantes. Cette version, retenue par les enquêteurs, contredit directement le récit diffusé en ligne au sujet d’une supposée agression sexuelle.
L’affaire a été prise en charge par les services de police de la zone de sûreté d’Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi. L’enquête judiciaire est conduite sous la direction du parquet compétent afin d’éclaircir l’ensemble des circonstances entourant cette affaire.
La jeune femme a, dans ce cadre, été placée en garde à vue. Cette mesure vise, selon la préfecture de police de Casablanca, à permettre aux enquêteurs de déterminer les éventuels faits délictueux pouvant être liés à cette affaire.
Cette mise au point intervient alors que les contenus viraux diffusés sur les réseaux sociaux peuvent rapidement alimenter des accusations graves avant toute vérification. Dans ce dossier, la police indique avoir établi des éléments contredisant à la fois l’âge attribué à la personne filmée et la nature des faits allégués.
La communication des autorités vise ainsi à corriger une version présentée comme trompeuse et à préciser le cadre exact des investigations en cours. Le dossier reste désormais entre les mains des services chargés de l’enquête, sous la supervision du parquet compétent.



