L’Union européenne a entamé, mardi 02 juin, une nouvelle phase de discussions sur les droits des passagers aériens. Les négociations portent notamment sur les indemnisations en cas de vols retardés et sur la question des bagages à main gratuits.
Une réunion entre les eurodéputés et les États membres s’est tenue à Bruxelles, dans un contexte de désaccord persistant entre les deux parties. Le dossier est sensible, car il pourrait modifier les règles en vigueur depuis près de vingt ans.
Actuellement, les passagers peuvent recevoir jusqu’à 600 euros d’indemnisation lorsqu’un vol accuse un retard de plus de trois heures. Les compagnies aériennes estiment que ce système représente une charge financière importante.
Selon la Commission européenne, ces indemnisations coûteraient environ 8,1 milliards d’euros par an aux compagnies. Ces dernières affirment que les règles actuelles peuvent parfois les pousser à annuler certains vols plutôt qu’à les retarder, afin d’éviter des compensations en chaîne.
L’an dernier, une majorité des États membres de l’Union européenne avait soutenu une réforme visant à alléger cette charge. Le texte prévoyait une indemnisation uniquement à partir de quatre heures de retard pour les vols jusqu’à 3.500 km, et six heures pour les vols plus longs. Le montant maximal aurait également été réduit à 500 euros.
Cette proposition a toutefois été rejetée par le Parlement européen, qui souhaite maintenir des droits au moins équivalents à ceux actuellement en vigueur.
La réforme pourrait aussi introduire de nouveaux droits pour les passagers. Les eurodéputés défendent notamment l’inclusion d’un bagage cabine de 7 kg et d’un petit sac dans le prix du billet. Ils souhaitent également interdire aux compagnies de faire payer les parents pour être assis à côté de leurs enfants.





