Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé, lundi à Rabat, que les Écoles pionnières ont eu un impact positif sur le niveau des élèves et sur l’amélioration de leurs acquis fondamentaux.
Lors de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre des représentants, consacrée au rôle du système d’éducation et de formation dans l’édification du Maroc émergent, M. Akhannouch a indiqué que plusieurs évaluations menées par des institutions nationales et des instances indépendantes ont confirmé les résultats encourageants de ce modèle.
Selon lui, les élèves issus des Écoles pionnières arrivent au collège avec un niveau académique pouvant dépasser de dix points celui de leurs camarades scolarisés dans des écoles primaires ordinaires.
Les évaluations finales ont également montré un meilleur taux de réponses correctes chez les élèves des Écoles pionnières, avec 59% toutes matières et tous niveaux confondus, contre 37% pour l’échantillon de comparaison.
Le chef du gouvernement a souligné que ce modèle a permis une amélioration notable des apprentissages, notamment grâce aux programmes de soutien et de remédiation pédagogique. Le taux de maîtrise des compétences fondamentales est ainsi passé de 11% lors du test de diagnostic initial à 45% lors de l’évaluation finale.
M. Akhannouch a également rappelé que le projet des Écoles pionnières est passé de 626 établissements primaires durant l’année scolaire 2023-2024 à 4.626 établissements actuellement, accueillant près de deux millions d’élèves.
Concernant les collèges pionniers, il a indiqué que ce programme a contribué à réduire le décrochage scolaire, dont le taux est passé de 8,4% en 2023-2024 à 4,45% en 2024-2025. Au total, 230 collèges pionniers ont enregistré une baisse de plus de 50% du décrochage scolaire.
Le nombre de collèges pionniers atteint aujourd’hui 786 établissements, soit 30% des collèges publics, avec près de 700.000 élèves. Ce chiffre devrait passer à 1.363 établissements dès la prochaine rentrée scolaire, pour accueillir environ 1,138 million d’élèves.
Par ailleurs, Aziz Akhannouch a souligné que les Écoles de la deuxième chance – Nouvelle Génération ont permis la réinsertion de près de 35.000 bénéficiaires, en offrant aux jeunes déscolarisés une nouvelle opportunité de retour dans le système éducatif.





