Législatives : Les jeunes, nouvelle cible des partis politiques
À l’approche des législatives du 23 septembre, les partis politiques intensifient leur campagne dans le Souss-Massa pour séduire les jeunes électeurs, en misant notamment sur les réseaux sociaux, les candidats de la nouvelle génération et des propositions liées à l’emploi, l’éducation et la santé.

À quelques jours des élections législatives du 23 septembre, les partis politiques intensifient leur présence dans la région Souss-Massa et cherchent à mobiliser un électorat jeune, très présent sur les réseaux sociaux mais encore peu actif dans les urnes.
À l’approche du scrutin, les formations politiques adaptent leur discours pour tenter de séduire les jeunes électeurs. Réunions de proximité, présence accrue sur les réseaux sociaux et mise en avant de jeunes candidats issus notamment de la société civile et du monde universitaire sont au cœur de cette stratégie.
L’enjeu est important. Lors des dernières élections, la participation des jeunes âgés de 18 à 24 ans n’avait pas dépassé 24 %. Les partis cherchent donc à inverser cette tendance en mettant davantage l’accent sur les préoccupations de cette catégorie, notamment l’emploi, l’éducation, la formation, la santé et le logement.
Dans le Souss-Massa, plusieurs formations politiques multiplient également les appels à l’inscription sur les listes électorales. L’objectif est de renforcer la confiance des jeunes envers les partis et les institutions élues, tout en proposant une offre politique jugée plus proche de leurs attentes.
Un dispositif pour encourager les candidatures de jeunes
Le nouveau dispositif électoral prévoit par ailleurs des mesures destinées à favoriser la participation des jeunes à la vie politique. Un soutien financier est notamment prévu pour encourager la représentation des moins de 35 ans, ainsi que celle des femmes, des Marocains établis à l’étranger et des personnes en situation de handicap.
Les mécanismes de financement public des partis ont également été renforcés afin d’encourager la présentation de davantage de jeunes candidats lors des échéances électorales.
Sur le terrain, les attentes restent toutefois fortes. Mohamed, étudiant en droit à l’Université Ibn Zohr, estime que le désintérêt d’une partie des jeunes s’explique notamment par le manque de mesures concrètes en leur faveur et par leur faible représentation parmi les candidats.
Pour cet habitant d’Inezgane, les partis doivent davantage répondre aux préoccupations liées à l’emploi, l’éducation, la formation, l’accès au logement et aux soins de santé.
Un point de vue que ne partage pas totalement Soukaina, membre de la jeunesse d’un parti politique. Selon elle, les jeunes restent intéressés par la vie politique, comme en témoignent les débats qu’ils mènent quotidiennement sur les réseaux sociaux.
Elle estime que les jeunes doivent également s’impliquer davantage dans la vie partisane et défendre directement les questions qui les concernent.
Pour les observateurs, la mobilisation de cet électorat dépendra surtout de la capacité des partis à présenter des solutions concrètes et réalisables, à accorder une place plus importante aux enjeux de jeunesse et à renouveler leurs élites avec de nouveaux profils capables de répondre aux défis actuels et futurs.




