mercredi 2 septembre 2026    Marrakech
Politique

Sebta : La police espagnole écarte toute implication du Maroc

La Police nationale espagnole dément l’existence d’un rapport mettant en cause le Maroc dans les événements de Sebta des 30 et 31 juillet, après une polémique provoquée par des fuites médiatiques sur l’enquête.

El Mehdi Lamghari ·
Sebta : La police espagnole écarte toute implication du Maroc

La Police nationale espagnole a démenti mercredi l’existence d’un rapport attribuant aux forces de sécurité marocaines la planification ou l’exécution des événements survenus à Sebta les 30 et 31 juillet derniers.

Cette mise au point intervient après une polémique à Madrid autour de fuites médiatiques concernant un document transmis à la justice dans le cadre de l’enquête sur les entrées massives de migrants.

La police espagnole clarifie

Le directeur général de la Police nationale, Francisco Pardo, a affirmé, à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, qu’aucun rapport de police ne mettait en cause les forces de sécurité marocaines dans la préparation ou l’exécution des événements.

Certaines informations publiées par des médias espagnols faisaient pourtant état de la présence d’éléments de la Gendarmerie royale marocaine et de personnes en civil à proximité des mouvements de migrants.

Après examen des documents transmis à la justice, la direction de la police a toutefois précisé qu’ils ne concluaient pas à une implication des autorités marocaines.

Cette position rejoint celle de Pedro Sánchez. Le chef du gouvernement espagnol avait déjà déclaré que les services de renseignement avec lesquels Madrid coopère ne disposaient d’aucune information établissant une participation marocaine.

Une polémique politique

La police a également précisé qu’une alerte diffusée le 29 juillet concernant les risques à la frontière ne signalait pas une arrivée massive de migrants prévue le lendemain.

L’affaire a par ailleurs suscité des interrogations sur la circulation des informations au sein des services espagnols. Le ministère de l’Intérieur explique que les enquêteurs, travaillant sous l’autorité de la juge chargée du dossier, étaient tenus de respecter le secret de l’instruction.

La polémique a gagné la scène politique. Le chef du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, a réclamé des explications au gouvernement, tandis que des responsables de Sumar ont demandé davantage de transparence.

De son côté, le gouvernement espagnol appelle à attendre l’examen complet du dossier avant de tirer des conclusions politiques ou diplomatiques.

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