Le Maroc s’oriente vers une révision de la loi 09.08 relative à la protection des données personnelles, afin de l’adapter aux évolutions rapides du numérique, notamment l’intelligence artificielle et la blockchain.
Cette révision intervient après près de 15 ans d’application de la loi actuelle. Elle vise à renforcer les mécanismes de protection des données personnelles et à mieux encadrer leur utilisation dans un contexte marqué par le développement de nouvelles technologies.
Selon Omar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel, cette réforme ne remet pas en cause les principes fondamentaux de la loi. Elle a plutôt pour objectif de l’adapter aux nouveaux usages liés au traitement des données.
Le responsable a expliqué que les technologies comme l’intelligence artificielle, la blockchain ou encore la médecine de précision posent de nouveaux défis en matière de collecte, de stockage et d’exploitation des données personnelles.
L’objectif est donc de mettre en place un cadre juridique plus adapté, capable d’encourager l’innovation tout en protégeant les droits des citoyens, notamment le droit à la vie privée.
Omar Seghrouchni a également souligné que l’expérience accumulée depuis l’entrée en vigueur de la loi 09.08 a montré la nécessité de revoir certains aspects organisationnels et procéduraux.
Cette mise à jour devrait permettre d’améliorer les mécanismes de contrôle, de clarifier les règles applicables au traitement des données et de renforcer la confiance numérique au Maroc.
Elle intervient dans un contexte où les services numériques se développent rapidement, aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées.





