Bank of America est revenu sur ses prévisions très optimistes concernant l’évolution du prix de l’or. La banque américaine avait auparavant estimé que le métal précieux pouvait atteindre 6.000 dollars l’once, mais elle adopte désormais une position plus prudente.
Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution des anticipations autour de la politique monétaire américaine. Selon la banque, les décisions de la Réserve fédérale américaine constituent aujourd’hui le principal frein à une nouvelle hausse rapide du prix de l’or à court terme.
En janvier dernier, Bank of America faisait partie des institutions financières les plus optimistes sur l’or, après la forte progression des prix vers des niveaux records. La banque envisageait alors une hausse de l’once jusqu’à 6.000 dollars au printemps. Mais la correction observée sur les marchés au cours des derniers mois l’a poussée à revoir ses estimations.
Au début de l’année, les marchés tablaient largement sur une baisse des taux d’intérêt américains en 2026. Toutefois, la montée des tensions géopolitiques, notamment la guerre en Iran et ses répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie, a renforcé les pressions inflationnistes.
Dans ce contexte, les investisseurs ont commencé à réévaluer la trajectoire de la politique monétaire américaine. Les marchés intègrent désormais davantage la possibilité d’un maintien prolongé des taux élevés, voire de nouvelles hausses avant la fin de l’année.
Cette situation pèse directement sur l’or, un actif qui réagit généralement à l’évolution des taux d’intérêt et des rendements obligataires. Des taux plus élevés rendent souvent le métal précieux moins attractif pour les investisseurs.
Bank of America estime enfin que même en cas d’accord durable entre Washington et Téhéran, les tensions inflationnistes pourraient rester suffisamment fortes pour limiter une reprise rapide de l’or à court terme. Cette analyse traduit la persistance d’une forte incertitude sur les marchés mondiaux.





