Le projet de ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech affiche un taux d’avancement d’environ 30%, selon le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Sa mise en service est prévue pour fin 2029.
Cette nouvelle ligne doit renforcer la connexion entre les grandes villes du Royaume, notamment Rabat, Casablanca et Marrakech. Elle prévoit aussi des liaisons avec l’aéroport Mohammed V et le futur grand stade de Benslimane.
Ce chantier s’inscrit dans un programme ferroviaire national de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Il comprend l’extension de la grande vitesse, la modernisation du réseau existant et le développement du transport régional.
Selon les prévisions, le trajet Tanger-Marrakech pourrait passer de 6h30 à 3h30. La liaison Rabat-Tanger serait réduite à environ une heure, tandis que Rabat-aéroport Mohammed V ne dépasserait pas 35 minutes.
Le programme prévoit également l’acquisition de 168 nouveaux trains et la modernisation de plus de 160 rames « Atlas », notamment sur les lignes reliant Oujda à Marrakech.
Les projets de Réseau Express Régional avancent eux aussi à hauteur de 30%. Ils visent à améliorer les déplacements quotidiens autour des grandes villes, avec des fréquences pouvant atteindre un train toutes les dix minutes sur certains axes.
Le ministre a également indiqué que les études de la future LGV Marrakech-Agadir sont achevées. Ce projet, estimé à 55 milliards de dirhams, nécessitera d’importants ouvrages d’art, notamment des ponts et des tunnels, en raison du relief de l’Atlas.
À travers ces investissements, le Maroc veut renforcer la place du rail dans la mobilité durable et améliorer la connexion entre les régions.





