Après plusieurs années d’investissements dans les énergies renouvelables, le secteur électrique marocain entre dans une nouvelle étape, centrée sur l’organisation du marché et les règles économiques qui l’encadrent.
L’Agence nationale de régulation de l’électricité prépare une refonte tarifaire dont les nouveaux mécanismes devraient entrer en vigueur à partir du 1er mars 2027.
Cette réforme concerne notamment les tarifs d’accès aux réseaux de transport et de distribution, la rémunération des infrastructures, la gestion des surplus d’électricité verte, ainsi que les règles liées à l’autoproduction.
L’objectif est d’adapter le système électrique à l’évolution du marché, marqué par l’arrivée de nouveaux producteurs privés, le développement des énergies renouvelables et la montée de l’autoproduction.
La question des excédents d’électricité verte constitue l’un des principaux enjeux. Certaines installations pourront produire plus que leurs besoins, ce qui nécessite des règles claires pour encourager l’investissement sans déséquilibrer les gestionnaires de réseaux.
La réforme devra également accompagner les grands investissements dans les infrastructures électriques, notamment les projets de transport à très haute tension entre le Sud et le Centre du pays.
Pour l’ANRE, l’enjeu est de mettre en place un cadre équilibré, capable d’offrir de la visibilité aux investisseurs, de garantir la stabilité du réseau et de préserver les intérêts des utilisateurs.
Cette réforme marque ainsi une nouvelle phase de la transition énergétique au Maroc, où l’attention se déplace de la production d’électricité verte vers l’organisation durable du marché électrique.





