Face à la hausse des prix du carburant aérien, Royal Air Maroc étudie la possibilité de suspendre certaines lignes. Cette mesure concernerait en priorité les dessertes les moins rentables, notamment les lignes récemment lancées ou encore en phase de développement.
Selon des sources, d’autres liaisons pourraient également être concernées. La RAM a déjà suspendu ses vols vers Dubaï et Doha, en raison des tensions au Moyen-Orient.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de forte augmentation du prix du kérosène, qui pèse lourdement sur les coûts des compagnies aériennes, en particulier pour les vols long-courriers. Certaines estimations évoquent une hausse de plus de 100 % par rapport aux niveaux enregistrés avant les récentes tensions internationales.
D’après Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie, les réserves de carburant aérien en Europe pourraient être limitées à quelques semaines, ce qui pourrait entraîner des perturbations dans le trafic aérien à court terme.
Cette crise est liée notamment aux perturbations de l’approvisionnement en pétrole, en particulier au niveau du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial d’énergie.
Dans ce contexte, plusieurs compagnies internationales pourraient également réduire ou suspendre certaines liaisons, ce qui pourrait avoir un impact sur le secteur touristique.





