Banques au Maroc : Dix textes réglementaires franchissent une nouvelle étape
Le Comité des établissements de crédit a émis, jeudi à Rabat, un avis favorable sur dix textes réglementaires visant notamment à renforcer la sécurité numérique, la lutte contre le blanchiment de capitaux et la qualité de la relation avec les clients.

Le Comité des établissements de crédit a donné, jeudi 22 octobre à Rabat, un avis favorable sur dix textes réglementaires. Ils concernent notamment les obligations sécurisées, la lutte contre le blanchiment de capitaux, la sécurité numérique et l’accueil des clients.
La réunion annuelle du Comité, dans sa composition élargie, s’est tenue au siège de Bank Al-Maghrib, sous la présidence du Wali de la Banque centrale, selon un communiqué de BAM.
Compléter les règles sur les obligations sécurisées
Sept textes sont des circulaires d’application de la loi n° 94-21 relative aux obligations sécurisées. Ils visent à compléter le cadre réglementaire pour permettre leur utilisation par les établissements émetteurs.
Le Comité a également émis un avis favorable sur une modification des obligations de vigilance des établissements de crédit. Elle doit adapter les règles de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération aux dernières évolutions des standards du Groupe d’action financière (GAFI).
Renforcer la sécurité numérique et la relation client
Une directive fixe des exigences minimales pour aider les établissements financiers à maintenir leurs services et à faire face aux incidents numériques. Elle vise à renforcer la gestion des cyberrisques, dans un contexte de multiplication des attaques et de développement des services digitaux.
Une autre directive porte sur l’accueil et la mesure de la satisfaction des clients. Son objectif est d’améliorer la qualité de la relation avec les usagers des services financiers.
Une coopération bancaire avec l’Ouganda
Le Comité a aussi donné un avis favorable sur une convention signée le 21 avril 2026 entre Bank Al-Maghrib et la Banque centrale de l’Ouganda. Cet accord concerne le contrôle bancaire, l’échange d’informations et la coopération entre les deux institutions.
Chargé de donner son avis sur les textes encadrant l’activité bancaire, le Comité réunit des représentants de la Banque centrale, du ministère chargé des Finances et des organisations professionnelles du secteur financier.




