Le président rwandais Paul Kagame a critiqué le rapport des experts de l’ONU sur la situation en République démocratique du Congo, le décrivant comme rédigé par « des experts qui racontent l’histoire d’une manière qui reflète leur manque d’expérience dans ce dossier ». Lors d’une conférence de presse dans la capitale, Kigali, Kagame a noté que le rapport parle de la présence des forces rwandaises dans l’est du Congo, mais néglige la présence des forces armées d’opposition connues sous le nom de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, qui opèrent aux côtés des Congolais. armée.
Kagame a souligné que les problèmes de l’est du Congo devraient être discutés dans le contexte des problèmes généraux qui affligent la République démocratique du Congo, et non séparément. Il a attribué les racines des troubles dans l’est du Congo à l’ère coloniale, notant que les pays coloniaux ont transféré certaines composantes des groupes ethniques vers plus d’un endroit, ce qui a conduit à l’émergence des problèmes actuels.
Kagame a souligné qu’il y a des proches au Rwanda qui vivent des deux côtés de la frontière, et qu’on ne devrait pas leur demander de quitter leurs terres et leur patrie, comme c’est le cas des Tutsis du Congo démocratique, qui souffrent de persécutions, de persécutions, de meurtres. et le déplacement.
Il a également accusé le gouvernement congolais de soutenir des groupes armés, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda, qui adhèrent à l’idéologie du nettoyage ethnique, et a accusé Kinshasa d’avoir intégré de nombreux membres de ce groupe dans l’armée congolaise et de leur avoir apporté leur soutien.
Kagame a indiqué que son pays a documenté des informations sur la présence d’au moins 20 individus qui ont planifié, soutenu et propagé l’idée du génocide au Rwanda en 1994, et qu’ils ont joué un rôle dans le maintien de l’idée du génocide, qui continue à exister. menace de massacres dans la région.
Rapport de l’ONU
Un groupe d’experts des Nations Unies a publié le 4 juillet un rapport sur la République démocratique du Congo, se concentrant sur l’aspect militaire de l’est du Congo, ainsi que sur les richesses et les mines de l’est du Congo. Le rapport accuse les armées rwandaise et ougandaise de soutenir le mouvement M23, soulignant que l’armée rwandaise contrôle et dirige les opérations de ce mouvement.





