La situation au Kenya reflète la colère croissante des jeunes face à l’extravagance dont font preuve certains membres du Parlement kenyan, à un moment où la population est confrontée à des propositions d’augmentation d’impôts et à de graves défis économiques. Les protestations se sont intensifiées depuis fin juin, avec des manifestants prenant d’assaut le Parlement, jetant des pierres sur les voitures des politiciens et incendiant le bâtiment, faisant pression sur le gouvernement pour qu’il prenne des mesures d’austérité.
Les jeunes connectés ont utilisé des plateformes comme TikTok et X pour exprimer leur colère, participant à des discussions sur l’utilisation de la méfiance pour faire tomber des politiciens controversés. Ces mouvements ont été alimentés par des programmes d’intelligence artificielle qui publient des rapports sur des soupçons de corruption et d’extravagance de la part d’hommes politiques.
La réponse du gouvernement a consisté à limoger l’ensemble de son cabinet et à annoncer des mesures d’austérité, notamment une révision des augmentations de salaire prévues pour les députés et autres fonctionnaires. Cependant, les réactions sont mitigées parmi les hommes politiques, qui nient ces accusations et répondent que leur richesse personnelle est le résultat d’activités commerciales légitimes, comme l’a déclaré Didmos Barassa, le député au pouvoir.
La scène actuelle reflète de graves tensions sociales et économiques au Kenya, alors que les jeunes continuent d’exprimer leur colère face à l’opulence et aux inégalités économiques, augmentant ainsi la pression sur les politiciens pour qu’ils adoptent des politiques plus transparentes et responsables.





