Le changement climatique réduit les périodes durant lesquelles le hajj peut se dérouler dans des conditions supportables, selon une étude publiée par le réseau scientifique international World Weather Attribution.
À La Mecque, les fortes chaleurs deviennent plus fréquentes, y compris en dehors de l’été. Cette année, le grand pèlerinage s’est de nouveau déroulé sous des températures dépassant les 40 degrés.
Selon l’étude, les températures enregistrées en mai à La Mecque correspondent désormais à celles observées en été dans les années 1980. Les chercheurs estiment que cette évolution réduit les périodes considérées comme sûres pour les millions de fidèles souhaitant accomplir le hajj.
Le pèlerinage, qui suit le calendrier lunaire musulman, se décale chaque année. Il s’est tenu fin mai cette année et devrait avoir lieu vers la mi-mai en 2027, avant de se rapprocher progressivement de l’hiver.
Mais ce décalage ne suffit plus à compenser la hausse des températures. Les scientifiques soulignent que les épisodes de chaleur extrême sont devenus plus longs et plus fréquents sous l’effet du changement climatique.
Ils préviennent également que des températures dépassant les 40 degrés au mois de mai ne sont plus exceptionnelles et pourraient désormais se produire tous les deux à trois ans.




