Au 80e jour du conflit au Moyen-Orient, l’Iran affirme avoir transmis sa réponse à la dernière proposition des États-Unis visant à mettre fin aux hostilités.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que les préoccupations de Téhéran avaient été communiquées à Washington par l’intermédiaire du Pakistan, qui joue un rôle de médiateur. Selon lui, les discussions se poursuivent de manière indirecte entre les deux pays.
Cette annonce intervient dans un climat toujours tendu. Le président américain Donald Trump a récemment durci le ton à l’égard de l’Iran, appelant Téhéran à accepter rapidement un accord et menaçant de lourdes conséquences en cas d’échec des négociations.
Les contacts directs entre Washington et Téhéran sont interrompus depuis des discussions tenues au Pakistan à la mi-avril. Malgré une trêve observée depuis plusieurs semaines, aucune solution définitive n’a encore été trouvée pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février dernier.
De son côté, l’Iran maintient une position ferme. Les autorités iraniennes préviennent qu’une nouvelle attaque contre le pays entraînerait une riposte militaire importante, notamment contre les intérêts américains dans la région.
Le vice-président du Parlement iranien a également averti que toute frappe visant les infrastructures pétrolières iraniennes pourrait provoquer des représailles contre des installations énergétiques régionales.
La situation reste donc fragile, malgré la poursuite des efforts diplomatiques.





