Samsung traverse une période de tension interne à l’approche d’une grève générale annoncée par ses salariés syndiqués. Le mouvement doit débuter le 21 mai et se poursuivre jusqu’au 7 juin, soit une durée de 18 jours.
Les travailleurs protestent contre ce qu’ils considèrent comme une absence de réponse suffisante à leurs revendications, notamment sur l’augmentation des primes et des bonus liés à la performance.
Dans un message adressé aux employés, le président du conseil d’administration, Shin Ji-yoon, a exprimé ses regrets face à la situation actuelle. Il a également dit se sentir responsable de cette crise et des inquiétudes qu’elle provoque au sein de l’entreprise.
Le responsable a averti qu’un arrêt prolongé du travail pourrait avoir des conséquences importantes. Selon lui, une telle situation risque d’affaiblir la compétitivité de Samsung sur les marchés internationaux, de réduire la confiance des clients et des investisseurs, et d’avoir un impact sur l’économie sud-coréenne.
Il a aussi mis en garde contre de possibles pertes financières importantes, dans un contexte déjà difficile pour les entreprises technologiques, confrontées à une forte concurrence et à un ralentissement de la demande dans certains secteurs.
Selon des estimations citées, si la grève se poursuit pendant toute la période annoncée, Samsung Electronics pourrait subir des pertes pouvant atteindre environ 30.000 milliards de wons, soit plus de 20 milliards de dollars.
Cette situation accentue la pression sur la direction de Samsung, appelée à trouver une issue avec les syndicats à travers le dialogue et la négociation.





