Le gouvernement français prépare une réforme qui pourrait changer les conditions d’accès des étudiants marocains aux universités publiques françaises à partir de la rentrée universitaire 2026.
Présenté par le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, le plan « Choose France for Higher Education » prévoit une hausse importante des droits d’inscription pour la majorité des étudiants étrangers hors Union européenne.
Des frais d’inscription plus élevés
Dès la rentrée 2026, les étudiants étrangers non européens devront payer des frais plus importants dans les universités publiques françaises.
Les droits d’inscription passeront à 2.895 euros par an en licence et à 3.941 euros par an en master.
Cette mesure concernera principalement les nouveaux étudiants étrangers, ainsi que ceux qui changent de cycle, par exemple les étudiants qui passent de la licence au master.
Les étudiants boursiers ne seront pas concernés par cette hausse.
Moins d’exonérations pour les étudiants étrangers
Jusqu’à présent, plusieurs universités françaises accordaient des exonérations importantes aux étudiants étrangers.
Avec cette réforme, ces exonérations seront plus limitées. La majorité des étudiants devra payer les nouveaux tarifs. Chaque université pourra toutefois exonérer une partie des étudiants, dans la limite de 10 %.
Les meilleurs profils pourront également bénéficier d’une bourse du gouvernement français.
Priorité aux filières scientifiques
La réforme donne aussi une place importante aux filières scientifiques et techniques.
La France souhaite attirer davantage d’étudiants étrangers dans des domaines comme le numérique, l’intelligence artificielle, les biotechnologies, le quantique, l’ingénierie et les formations de techniciens.
Selon le gouvernement français, ces secteurs sont essentiels pour répondre aux besoins économiques du pays.
Une opportunité pour certains profils marocains
Pour les étudiants marocains issus des filières scientifiques, cette nouvelle orientation pourrait représenter une opportunité.
En effet, 60 % des bourses du gouvernement français destinées aux étudiants étrangers devraient être réservées à ces profils.
Les étudiants ayant de bons dossiers dans les domaines scientifiques et techniques pourraient donc bénéficier de meilleures chances d’accès aux bourses.
Une réforme critiquée en France
Cette réforme suscite toutefois de nombreuses critiques.
Des organisations étudiantes estiment qu’elle risque de rendre les études en France plus difficiles pour les étudiants étrangers, notamment ceux issus de familles modestes.
Plusieurs responsables universitaires alertent également sur le risque de réduire l’attractivité de la France et de limiter l’accès à l’enseignement supérieur pour certains étudiants internationaux.
Un impact direct sur les étudiants marocains
Les étudiants marocains font partie des communautés étudiantes étrangères les plus nombreuses en France.
Cette réforme pourrait donc avoir un impact important sur les projets de nombreux lycéens et étudiants marocains qui souhaitent poursuivre leurs études dans les universités françaises à partir de 2026.





