Un rapport présenté lors du sommet « Africa We Build » à Nairobi met en lumière la dépendance persistante de l’Afrique aux importations de carburant. Selon les données publiées par Africa Finance Corporation, le continent importe chaque année pour environ 230 milliards de dollars de biens, dont près de 70 % concernent les carburants, mais aussi des produits alimentaires, des plastiques et de l’acier.
Le rapport souligne que les importations de carburant, estimées à 74 millions de tonnes en 2023, pourraient atteindre 86 millions de tonnes d’ici 2040. Cette évolution met en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement, notamment en Afrique de l’Est, particulièrement exposée aux perturbations logistiques.
Intervenant à l’ouverture du sommet, le président kényan William Ruto a annoncé l’étude d’un projet de raffinerie pétrolière commune dans le port de Tanga, en Tanzanie. Ce projet vise à réduire la dépendance des pays de la région aux importations de produits raffinés, principalement en provenance du Moyen-Orient.
Cette future raffinerie devrait traiter le pétrole provenant de plusieurs pays, notamment la RDC, le Kenya, le Soudan du Sud et l’Ouganda.
Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans un programme plus large d’investissements en infrastructures lancé par le Kenya, comprenant la construction de barrages hydroélectriques, l’augmentation des capacités énergétiques et la modernisation des réseaux de transport.





