Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a présenté mercredi devant la Commission de la justice à la Chambre des représentants les grandes lignes du projet de loi n°66.23 relatif à la profession d’avocat.
Ce texte vise à réorganiser en profondeur la profession et à renforcer sa gouvernance. Parmi les principales mesures, il prévoit de limiter le mandat des bâtonniers à une seule durée non renouvelable, afin de favoriser la transparence et le renouvellement des instances.
Le projet introduit également l’obligation d’un mandat écrit entre l’avocat et son client. Cette disposition vise à mieux encadrer la relation professionnelle et à prévenir les litiges liés aux honoraires et aux missions.
Dans le cadre de la réforme, le mode d’accès à la profession sera revu. Le système actuel d’examen serait remplacé par un concours, suivi d’une formation structurée. Les candidats admis auront le statut d’« élève-avocat » et suivront une année de formation théorique, avant d’effectuer un stage de deux ans.
Le texte met aussi l’accent sur la formation continue, désormais obligatoire, ainsi que sur le développement de spécialisations pour améliorer la qualité des services juridiques.
Par ailleurs, le projet encadre davantage l’exercice de la profession, en autorisant différentes formes de pratique, tout en réglementant les collaborations avec des cabinets étrangers.
Sur le plan des garanties, il prévoit un renforcement de la protection des avocats, notamment en cas de poursuites judiciaires, ainsi qu’une réforme de la procédure disciplinaire pour la rendre plus transparente et efficace.
Selon le ministre, cette réforme s’inscrit dans la modernisation du système judiciaire et vise à consolider le rôle de l’avocat en tant qu’acteur clé de l’État de droit.





