Le Maroc s’apprête à faire l’objet d’une nouvelle évaluation de sa politique énergétique par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), prévue courant 2026. Cette revue s’inscrit dans un contexte de transition énergétique accélérée et de mutation des marchés mondiaux.
Il s’agira de la troisième évaluation menée depuis 2014. Elle vise à dresser un état des lieux des choix énergétiques du Royaume et à proposer des recommandations concrètes. Quatre axes principaux seront examinés : la sécurité énergétique, le développement économique, la durabilité environnementale et l’intégration internationale.
En parallèle, le Maroc a également demandé une analyse spécifique de sa sécurité énergétique, traduisant une attention accrue aux risques d’approvisionnement dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés.
Cette démarche s’inscrit dans un partenariat renforcé entre le Maroc et l’AIE, relancé lors de la COP29 en 2024. Ce cadre de coopération couvre plusieurs domaines, notamment les énergies renouvelables, l’hydrogène, la régulation des marchés de l’électricité et du gaz, ainsi que les marchés carbone.
Dans ce cadre, une mission d’experts de l’AIE s’est rendue à Rabat en février 2025 pour préparer cette évaluation, en concertation avec les principaux acteurs du secteur énergétique, dont Masen, l’ANRE et plusieurs partenaires internationaux.
Par ailleurs, les discussions portent également sur des outils techniques comme les certificats d’attribut énergétique (EACs), destinés à garantir l’origine renouvelable de l’électricité. Leur reconnaissance à l’international constitue un enjeu important pour les exportations marocaines, notamment dans le cadre du mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières.
Enfin, le renforcement des capacités institutionnelles reste une priorité, notamment en matière de qualité des données énergétiques et climatiques, considérées comme essentielles pour l’efficacité des politiques publiques.
À travers cette nouvelle évaluation, le Maroc entend consolider sa stratégie énergétique et l’adapter aux exigences d’un environnement international en constante évolution.





