mardi 6 octobre 2026☼ —    Marrakech
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Les partis marocains accélèrent leur virage numérique

Une étude de la HACA montre que les partis politiques marocains renforcent leur présence sur les réseaux sociaux, avec une attention particulière portée à TikTok pour toucher les jeunes, tout en alertant sur les risques de désinformation et l’influence des algorithmes.

El Mehdi Lamghari ·
Les partis marocains accélèrent leur virage numérique

Les réseaux sociaux occupent désormais une place centrale dans la communication politique au Maroc. Une nouvelle étude de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) montre que les partis représentés au Parlement renforcent leur présence en ligne, notamment sur TikTok, afin de toucher un public plus jeune.

Intitulée « Plateformes de réseaux sociaux et communication politique : entre impact et risques de désinformation », l’étude analyse l’activité numérique de 12 partis politiques sur Facebook, TikTok, YouTube, X et leurs sites officiels.

Entre janvier et mai 2026, les douze formations étudiées ont publié 2 651 contenus sur Facebook. Sur TikTok, six partis ont diffusé 925 vidéos, tandis que cinq formations ont publié 507 vidéos sur YouTube. Sur X, quatre partis ont totalisé 1 012 publications.

TikTok gagne du terrain auprès des partis

L’étude met en avant le rôle croissant de TikTok dans les stratégies de communication politique. Ses formats courts et sa capacité de diffusion rapide permettent aux partis de toucher un large public, notamment les jeunes.

Facebook reste toutefois un canal important pour partager des informations et interagir avec les citoyens. YouTube offre davantage d’espace pour les contenus explicatifs et les prises de parole longues, mais reste encore sous-exploité par les formations politiques.

X se distingue par la rapidité de circulation des messages et leur reprise dans le débat public, tandis que les sites officiels restent principalement consacrés à la communication institutionnelle.

Désinformation et influence des algorithmes

La HACA alerte également sur les risques liés à l’essor de la communication politique sur les plateformes numériques, notamment la désinformation, la polarisation et l’influence des algorithmes sur les contenus proposés aux internautes.

Nargis Raghay, présidente du groupe de travail consacré à la régulation et aux médias numériques, a évoqué le risque d’une « démocratie soumise aux algorithmes », en soulignant les enjeux liés à la transparence des plateformes et à leur influence sur le débat public.

La HACA recommande ainsi de renforcer l’éducation aux médias numériques, d’améliorer la transparence des plateformes et d’encourager les citoyens à diversifier leurs sources d’information.

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