Industrie marocaine : Les robots s’imposent progressivement
La robotisation progresse dans les usines marocaines, portée par les besoins de productivité, de précision et de qualité. Automobile, aéronautique, agroalimentaire et pharmacie figurent parmi les secteurs les plus concernés par cette transformation.

Les robots occupent une place croissante dans les usines marocaines, notamment dans l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique. Leur déploiement accompagne la montée en puissance de l’industrie nationale et la recherche de gains en productivité, en qualité et en précision.
Les applications concernent principalement le soudage, l’assemblage, la manutention, l’emballage, le contrôle qualité et le déplacement de pièces ou de matériaux.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de forte croissance industrielle. En 2024, le chiffre d’affaires du secteur a atteint près de 898 milliards de dirhams, tandis que les investissements ont progressé de 30 % pour s’établir autour de 90 milliards de dirhams. L’industrie employait également plus d’un million de personnes.
L’automobile en première ligne
Le secteur automobile figure parmi les principaux utilisateurs de solutions robotisées au Maroc. Ces technologies sont particulièrement adaptées aux opérations répétitives ou nécessitant une grande précision.
À Kénitra, l’usine BENTELER, ouverte en 2026, utilise notamment des systèmes de soudage robotisé, du laser 3D et des solutions relevant de l’industrie 4.0.
Des usages qui s’étendent
L’automatisation progresse également dans l’aéronautique, l’agroalimentaire, la métallurgie, la plasturgie et l’industrie pharmaceutique.
Les robots peuvent y être utilisés pour le tri, le conditionnement, la fabrication, la manutention ou encore l’inspection automatique des pièces grâce à la vision artificielle.
L’association des robots, des capteurs, des logiciels et de l’intelligence artificielle permet aussi de mieux surveiller les chaînes de production et de détecter plus rapidement les anomalies.
Le coût reste un frein
Le coût d’investissement constitue toutefois un obstacle important, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.
L’automatisation peut donc être introduite progressivement, en ciblant d’abord les opérations les plus répétitives ou celles qui génèrent le plus de pertes, d’arrêts ou de défauts de qualité.
De nouveaux besoins en compétences
La montée en puissance de la robotisation transforme aussi les métiers industriels. Les besoins augmentent dans des domaines comme l’automatisation, la maintenance, l’électromécanique, la programmation, l’analyse de données et l’ingénierie des procédés.
L’enjeu pour l’industrie marocaine est désormais de développer davantage de compétences locales capables d’intégrer, exploiter et maintenir ces technologies.
À mesure que les secteurs automobile, aéronautique, électronique et des batteries se développent, le recours aux robots et aux systèmes intelligents devrait continuer à progresser dans les usines marocaines.




